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28 septembre 2026
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1 864 € de retraite, 116 € de reste à vivre: le budget serré de Jane

Ce reste à vivre représente environ 6 % de sa pension. Une marge infime pour faire face aux imprévus, aux dépenses de santé non remboursées ou simplement aux courses alimentaires de la semaine.

116 €
C’est le reste à vivre mensuel de Jane après règlement de ses factures, sur une pension de 1 864 €.

Au supermarché, chaque achat est pesé

Avec une telle enveloppe, les courses alimentaires deviennent un exercice de calcul permanent. Jane doit surveiller ses dépenses au supermarché, arbitrant entre les produits essentiels et ceux qu’elle doit s’interdire.

Ce type de contrainte quotidienne, bien documenté chez les ménages à faibles revenus, touche aussi des retraités dont la pension nominale peut paraître suffisante mais dont le reste à vivre réel s’avère très limité une fois les charges incompressibles déduites.

Pension et pouvoir d’achat: un écart qui se creuse

Le montant nominal d’une pension ne reflète pas nécessairement le niveau de vie réel d’un retraité. Une fois les charges fixes déduites — logement, énergie, assurances — le reste à vivre peut s’avérer très inférieur au revenu affiché. Le cas de Jane illustre ce décalage: sa pension dépasse 1 800 €, mais l’inflation sur les dépenses contraintes réduit drastiquement sa marge de manœuvre.

À Noël, les cadeaux pour les petits-enfants deviennent un luxe

La contrainte budgétaire de Jane dépasse les seules dépenses du quotidien. Elle touche aussi les moments symboliquement importants. « Je ne peux pas offrir beaucoup de cadeaux à mes petits-enfants à Noël », confie-t-elle.

Cette phrase résume une réalité que les chiffres seuls ne capturent pas toujours: la privation ne porte pas uniquement sur la nourriture ou le chauffage, mais aussi sur la capacité à participer pleinement à la vie familiale et sociale.

Des revenus qui n’ont pas suivi la hausse des prix

Le témoignage de Jane pointe également un déséquilibre structurel: une partie de ses revenus n’a pas suivi l’inflation. Sans que la source précise la nature exacte de ces revenus ou le mécanisme en cause, ce décalage entre la revalorisation des pensions et la hausse réelle du coût de la vie est au cœur de la tension budgétaire qu’elle décrit.

Pour Jane, le résultat est concret: à 69 ans, avec une pension de 1 864 €, elle se retrouve à compter chaque euro, mois après mois.

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