L’avocate décrit un schéma qu’elle dit retrouver dans plusieurs dossiers: « On retrouve à nouveau le même mode opératoire: on est dans le monde du spectacle, elle est approchée, invitée à une soirée et finalement à cette soirée, elle sera seule avec Patrick Bruel et c’est là qu’elle va dire qu’elle est victime de tentative de viol », a-t-elle déclaré dans l’émission Le 6/9 de l’été.
La prescription en question, le PCSNE dans le viseur des avocates
Me Guedj-Benayoun reconnaît que les faits décrits dans cette nouvelle plainte sont « concernés par la prescription ». Elle souligne toutefois que la prescription peut être levée lorsque des crimes sont commis en série ou lorsqu’il existe une connexité entre les faits.
C’est précisément cette piste que poursuit Me Corinne Hermann, avocate de plusieurs plaignantes dont Flavie Flament. Le 16 août, elle a indiqué sur RTL vouloir saisir le Pôle national des crimes sériels ou non élucidés (PCSNE) dans cette affaire.
Une affaire judiciaire en cours depuis plusieurs mois
Depuis plusieurs mois, de nouvelles plaintes sont régulièrement déposées contre Patrick Bruel. Plusieurs avocates représentent des plaignantes dans ce dossier, dont Me Myriam Guedj-Benayoun et Me Corinne Hermann, également avocate de Flavie Flament. Patrick Bruel bénéficie de la présomption d’innocence.
Contrôle judiciaire allégé le 21 juillet: le parquet fait appel
Mediapart et l’AFP ont révélé que le contrôle judiciaire de Patrick Bruel avait été allégé le 21 juillet à la demande de ses avocats. Le chanteur a été vu à l’étranger dans la foulée.
Dans un communiqué transmis à RTL le 18 août, ses avocats ont affirmé qu’il était « de retour en France », qu’il ne présentait « aucun risque de fuite » — arguant qu’il avait répondu à toutes les convocations des autorités — et qu’il n’avait bénéficié d’« aucun passe-droit ».
Le parquet a fait appel de cette décision d’allégement.
« Un mauvais signal de la justice », selon les clientes de Me Guedj-Benayoun
L’allégement du contrôle judiciaire étonne Me Guedj-Benayoun, qui se dit prudente dans ses termes: « Je ne peux pas dire que je soupçonne un traitement de faveur, ce serait peu déontologique de ma part. Par contre, ce que je peux dire, c’est que je ne vois quasiment jamais, si ce n’est jamais » une décision de ce genre dans des affaires similaires.
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