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26 septembre 2026
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5 000 € pour rester allongé 10 jours: le MEDES de Toulouse recrute

L’objectif de cette étude est de comprendre comment l’organisme réagit lorsqu’il est privé de mouvement pendant plusieurs jours, une situation qui peut survenir lors d’un séjour prolongé dans l’espace.

Les participants seront placés dans un environnement médical sécurisé avec un suivi permanent. Des prises de sang, des analyses urinaires et des évaluations psychologiques seront réalisées régulièrement tout au long de l’expérience.

Le MEDES, acteur clé de la médecine spatiale française

L’Institut de Médecine et de Physiologie Spatiales (MEDES) est un centre de recherche toulousain spécialisé dans l’étude du corps humain en conditions extrêmes, notamment celles liées aux vols spatiaux. Ses travaux portent en particulier sur les effets de l’impesanteur, de l’isolement et des contraintes nutritionnelles sur l’organisme. Ce type d’étude avec alitement prolongé est une méthode établie pour simuler au sol les effets de l’absence de gravité.

250 calories par jour: un régime extrême conçu pour simuler l’espace

La contrainte alimentaire est l’un des aspects les plus exigeants du protocole. Pendant les dix jours d’alitement, les volontaires devront se contenter d’environ 250 calories par jour.

Chaque journée sera rythmée par un menu identique et très limité: une cuillère de miel, un bouillon et un jus de fruit.

Cette restriction vise à simuler un jeûne prolongé, tel qu’il pourrait survenir en mission spatiale lors d’un problème d’approvisionnement. Les chercheurs souhaitent observer comment le corps s’adapte — ou se fragilise — face à cette combinaison d’immobilisation et de déficit calorique sévère.

250 kcal/jour
C’est la ration calorique quotidienne imposée aux volontaires pendant les dix jours d’alitement, soit environ dix fois moins que les besoins d’un adulte au repos.

Impesanteur simulée: pourquoi la position ‘tête en bas’ intéresse la recherche spatiale

Pour reproduire les effets de l’absence de gravité, les scientifiques du MEDES utilisent une position dite tête en bas. Cette inclinaison provoque des modifications importantes sur les muscles, la circulation sanguine et le métabolisme, comparables à celles observées chez les astronautes en orbite.

La question centrale de l’étude est précisément celle-ci: que se passe-t-il lorsque le corps subit simultanément l’impesanteur simulée et une forte restriction calorique? Les effets combinés pourraient s’avérer plus marqués que chacun pris séparément.

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