Six ans après l’émergence du Covid-19 à Wuhan, les interrogations sur l’origine du virus continuent d’alimenter débats et controverses.
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Une nouvelle analyse scientifique menée par plusieurs spécialistes internationaux propose aujourd’hui un éclairage actualisé sur les…
Six ans après l’émergence du Covid-19 à Wuhan, les interrogations sur l’origine du virus continuent d’alimenter débats et controverses.

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Une nouvelle analyse scientifique menée par plusieurs spécialistes internationaux propose aujourd’hui un éclairage actualisé sur les connaissances disponibles concernant la naissance de la pandémie.
Plusieurs années après l’apparition du virus à Wuhan, un groupe de vingt-trois scientifiques a entrepris de dresser un bilan complet des connaissances disponibles sur le SARS-CoV-2, l’agent responsable du COVID-19.
Ces spécialistes, tous anciens experts associés aux travaux de Organisation mondiale de la santé, ont publié leurs conclusions dans la revue scientifique Nature. Après plus de trois années d’analyses, de revue d’études scientifiques et d’échanges entre chercheurs internationaux, leur objectif était de clarifier ce que la science permet réellement d’affirmer aujourd’hui.
L’hypothèse de l’accident de laboratoire examinée

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Depuis 2020, une hypothèse continue d’alimenter les discussions : celle d’un accident survenu dans un laboratoire de recherche. Les scientifiques ont étudié cette possibilité avec attention. À ce stade, aucune preuve directe d’une fuite accidentelle ou d’une faille de sécurité n’a pu être mise en évidence, expliquent-ils.
Les chercheurs soulignent également que certaines informations indispensables n’ont pas été accessibles pour pousser l’enquête plus loin. Quant à la thèse d’une manipulation génétique volontaire du virus, elle apparaît peu probable selon les analyses génomiques réalisées, qui montrent des caractéristiques compatibles avec des mécanismes naturels déjà observés chez d’autres coronavirus.
La transmission animale reste l’explication la plus solide
L’hypothèse privilégiée par la majorité des chercheurs reste celle d’une transmission naturelle entre animaux et humains. De nombreux indices scientifiques convergent vers cette piste, notamment la découverte de virus très proches du SARS-CoV-2 chez certaines chauves-souris d’Asie du Sud-Est.
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Ces observations suggèrent l’existence d’un réservoir animal dans lequel le virus circulait déjà avant d’être transmis à l’homme. Dans ce scénario, un animal intermédiaire – possiblement vendu sur des marchés – aurait pu servir de relais entre les chauves-souris et les humains.

Le rôle central du marché de Huanan à Wuhan
Parmi les éléments analysés, un lieu revient fréquemment dans les études : le marché de Huanan à Wuhan. Plus de 60 % des premiers cas recensés en décembre 2019 ont été liés à cet endroit, ce qui renforce l’idée d’un foyer initial de propagation.
Des traces du virus ont été détectées dans différentes zones du marché, notamment à proximité d’animaux vivants susceptibles d’être sensibles aux coronavirus. Les chercheurs ont également identifié très tôt deux lignées génétiques distinctes du virus, ce qui indique que la circulation du SARS-CoV-2 était déjà active au moment où les premiers cas ont été détectés.
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Les auteurs de cette synthèse insistent toutefois sur un point essentiel : leur travail ne vise pas à désigner un responsable, mais à améliorer la compréhension scientifique des mécanismes qui ont permis l’apparition de la pandémie.