Accusée de « voler les Français » par une passante au Salon de l’agriculture, Marine Le Pen répond
Posted 28 février 2026 by: Admin
Invective dans les allées du Salon de l’agriculture, riposte cinglante et climat politique électrique.

La visite de Marine Le Pen, ce 26 février à Paris, a donné lieu à un échange verbal particulièrement tendu, sur fond d’affrontements violents à Lyon et de bataille judiciaire.
En déplacement au Salon international de l’agriculture, Marine Le Pen a été interpellée par une passante qui lui a lancé : « Marine Le Pen vole les Français ».
La présidente du groupe Rassemblement national à l’Assemblée nationale n’a pas laissé la phrase sans réponse, répliquant immédiatement : « et LFI les tue ». Une formule choc, qui a instantanément cristallisé les tensions déjà palpables dans le débat public.
Des propos dans la continuité d’une offensive politique

Cette sortie s’inscrit dans la ligne des déclarations faites la veille sur BFMTV. Marine Le Pen y accusait le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, d’avoir choisi « la stratégie du pire » après la mort de Quentin Deranque, à la suite d’affrontements violents entre groupes d’ultragauche et d’ultradroite à Lyon.
Selon elle, LFI « soutient et légitime » le collectif Jeune Garde, pointant notamment la présence à l’Assemblée de Raphaël Arnault, cofondateur du collectif. La cheffe de file du RN estime que certains discours contribueraient à banaliser la violence politique.
Vers un “front commun” contre LFI

Présent à ses côtés lors de cette visite, Jordan Bardella a lui aussi appelé à constituer un « front commun » contre La France insoumise, qu’il accuse de s’être placée « hors de la République ».
Cette stratégie vise à polariser davantage le débat politique, dans un contexte où les tensions idéologiques se traduisent par des affrontements verbaux de plus en plus vifs. Le Salon de l’agriculture, traditionnel lieu de proximité avec les Français, s’est ainsi transformé en scène de confrontation politique.
Une trajectoire judiciaire en toile de fond
Parallèlement, Marine Le Pen reste confrontée à une échéance judiciaire majeure. Dans l’affaire des assistants parlementaires européens, le parquet général a requis, début février, cinq ans d’inéligibilité et quatre ans d’emprisonnement dont un an ferme à son encontre.







