Procès en appel le 21 septembre: aveux, stratégies et cause de la mort en suspens
Sur le plan judiciaire, la condamnation à 30 ans prononcée en 2025 n’est pas définitive. Cédric Jubillar doit être rejugé devant la cour d’assises de la Haute-Garonne à partir du 21 septembre 2026. La découverte des ossements et les aveux écrits transforment le dossier.

La défense demande un report de l’audience pour intégrer ces nouveaux éléments et entend plaider la thèse d’une dispute qui dérape, sans intention préméditée de tuer. Les parties civiles, elles, souhaitent maintenir la date: les aveux, le corps dissimulé dans un champ isolé à une dizaine de kilomètres du domicile, et la distance parcourue de nuit plaident, selon elles, pour une volonté délibérée de faire disparaître la victime.
Une déclaration rapportée lors des débats de 2025 continue de peser: Cédric Jubillar aurait confié à sa mère, un mois avant les faits, « J’en ai marre, je vais la tuer, je vais l’enterrer, personne ne la retrouvera ». La question centrale que les jurés auront à trancher reste entière: comment, exactement, Delphine Jubillar est-elle morte dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020? Les ossements retrouvés à Mailhoc ne pourront pas y répondre.
Le procès en appel de Cédric Jubillar s’ouvrira devant la cour d’assises de la Haute-Garonne le 21 septembre 2026, sauf report obtenu par la défense. Les débats devront notamment trancher la question de l’intention: meurtre prémédité ou homicide involontaire lors d’une dispute? La cause exacte de la mort de Delphine, que les ossements fragmentaires de Mailhoc ne permettent pas d’établir, restera au cœur des plaidoiries.
Articles suggérés
Retraite : dès le 1er juillet 2026, les Français de plus de 70 ans ne pourront plus bénéficier de cette aide financière
À compter du 1er juillet 2026, une évolution réglementaire modifiera les conditions d'accès à un avantage accordé aux particuliers employant une aide à domicile.…

