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26 septembre 2026
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Arnaud Denis, comédien euthanasié à 43 ans, lègue son combat à ses parents

En début d’année 2026, il débourse 40 000 € pour faire retirer la prothèse, espérant retrouver une vie normale. L’opération ne suffit pas à mettre fin à ses souffrances.

Pendant trois ans, il tente de faire reconnaître le rôle de l’implant dans la dégradation de son état de santé. Cette démarche se solde par un échec. Face à l’absence d’issue médicale, il se tourne vers l’euthanasie, autorisée en Belgique.

40 000 €
La somme déboursée par Arnaud Denis en 2026 pour faire retirer sa prothèse anti-hernie, une opération qui n’a pas mis fin à ses douleurs.

L’euthanasie en Belgique: un cadre légal inexistant en France

La Belgique autorise l’euthanasie depuis 2002 pour les patients souffrant de manière insupportable et sans perspective d’amélioration. En France, cette pratique reste interdite: la loi Claeys-Leonetti de 2016 prévoit uniquement la sédation profonde et continue en fin de vie, sans autoriser l’acte délibéré de mettre fin aux jours d’un patient.

Un dernier message pour dénoncer « la violence d’un système médical »

Quelques heures avant son décès, Arnaud Denis publie un ultime message sur ses réseaux sociaux. « J’en ai fini avec la maltraitance médicale. […] Je dénonce ici la violence d’un système médical qui écrase le malade », écrit-il, qualifiant l’euthanasie de « délivrance ».

Ce message de clôture résume trois années de lutte pour être entendu. Le comédien y exprime une conviction portée jusqu’au bout: celle d’avoir été victime d’un système qui n’a pas su, ou voulu, reconnaître sa souffrance.

Delphine Depardieu: « Il est parti soulagé, avec presque un sourire »

Arnaud Denis n’était pas seul lors de ses derniers instants. Sa famille et certains amis proches l’accompagnaient, dont la comédienne Delphine Depardieu.

Elle a livré son témoignage au Parisien. « Il est parti soulagé, avec presque un sourire sur le visage. Mais c’est un choc terrible… », confie-t-elle. Elle ajoute: « C’est tellement injuste. Il avait encore énormément de projets dans la tête, il n’en avait pas fini avec le théâtre. »

Ses parents s’engagent à continuer le combat de l’association qu’il avait fondée

De son vivant, Arnaud Denis avait créé l’association Victimes françaises des prothèses de hernies, pour rassembler et défendre les personnes se trouvant dans une situation similaire à la sienne.

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