En réponse à la demande du président Joe Biden, le Pentagone a examiné la possibilité d’abattre le ballon, mais il en a été décidé autrement afin d’éviter que les débris ne mettent en danger les personnes situées aux alentours, a expliqué jeudi à la presse un haut responsable américain de la défense sous couvert d’anonymat.
« Nous n’avons aucun doute sur le fait que le ballon provenait de Chine », a t-il précisé.
« Nous prenons des mesures pour nous protéger contre la collecte d’informations sensibles », dit-il, tout en insistant sur la « valeur ajoutée limitée en termes de collecte d’informations » de cet appareil, qualifié de ballon aux dimensions assez larges.

Pékin souhaite se montrer rassurant
Les autorités chinoises, de leur côté, ont indiqué qu’elles » contrôlaient » ces informations et ont demandé aux autorités de ne pas » faire tout un plat avant que les faits ne soient établis « . Une telle attitude » ne favorise pas la bonne résolution de cette affaire « , a déclaré une porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.
Pat Ryder, porte-parole du Pentagone, a indiqué que la direction de la défense aérospatiale américano-canadienne (Norad) contrôlait la trajectoire de vol du ballon.
« Le ballon vole actuellement à une altitude bien supérieure au trafic aérien commercial. Il ne représente aucune menace militaire ou physique pour les personnes au sol », précise-t-il dans un communiqué.
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