Suivez-nous
4 octobre 2026
Derniers articles

Blocus des lycées: Darmanin veut que les parents paient les dégâts

La personne qui filme s’exclame: « C’est sa mère! ». La situation a beaucoup amusé les adolescents présents. Rien n’indique pourtant avec certitude que la femme soit bien la mère du lycéen.

Sur X, des internautes entre moqueries et doutes sur le lien de parenté

Les réactions se sont multipliées. « Une maman a plus d’impact qu’un flic: CQFD. Gros cœur sur elle! », écrit l’un d’eux. Un autre juge que « la fuite face à une mère n’est d’aucune utilité ».

D’autres commentaires jouent sur le même registre, évoquant des jeunes qui « font les malins » mais deviennent « des petits minous » devant leurs parents. Certains doutent: « J’en doute que ce soit sa mère, peut-être sa sœur ».

Cette vidéo détonne dans le flux des réseaux sociaux, où circulent surtout des images de dégradations et de violences policières.

2 000 gardes à vue dont 90 % de mineurs: le constat de Gérald Darmanin

Vendredi sur RTL, le garde des Sceaux a avancé des chiffres sur le mouvement lycéen. Depuis son début, environ 2 000 personnes ont été placées en garde à vue, « dont 90 % de mineurs ». Un tiers des interpellés l’ont été pour des violences commises contre les personnes.

Face à ce constat, Gérald Darmanin en appelle à « la responsabilité civile des parents » et souhaite qu’ils paient « les réparations ». Il a expliqué: « Lorsqu’on détruit des lycées, lorsqu’on s’attaque à des abribus, lorsqu’on attaque des transports, on demande la responsabilité civile des parents désormais ».

90 %
Part de mineurs parmi les quelque 2 000 personnes placées en garde à vue depuis le début du mouvement lycéen, selon Gérald Darmanin.

Article 1242 du Code civil: une condamnation des parents « pas automatique »

Gérald Darmanin a demandé aux procureurs de faire payer aux parents les dégâts causés par leurs enfants mineurs lors des blocages. Cette possibilité est prévue par l’article 1242 du Code civil. La responsabilité des parents peut être engagée si leur enfant est reconnu responsable des dommages.

La condamnation n’est toutefois pas automatique: les juges doivent établir les faits et déterminer le préjudice à indemniser. Les assurances pourraient aussi prendre en charge une partie des dégâts, et la responsabilité civile de l’État peut jouer en cas de dégâts liés à des attroupements. L’application concrète de la mesure s’annonce donc plus complexe qu’il n’y paraît.

Publicité

Articles suggérés

Partager sur Facebook