Le piclorame identifié comme un marqueur fréquent chez les jeunes patients

Parmi les résultats mis en avant par les chercheurs, le piclorame apparaît de manière plus fréquente dans les tumeurs des patients les plus jeunes. Cet herbicide, autorisé depuis les années 1960, laisserait une signature moléculaire identifiable dans certains tissus tumoraux étudiés.
Pour confirmer leurs observations, les scientifiques ont étendu leurs analyses à plusieurs cohortes indépendantes de patients avant de comparer leurs résultats à des données recueillies dans de nombreux comtés américains sur plus de vingt ans.
Les auteurs de l’étude avancent l’hypothèse que les générations les plus jeunes ont été exposées plus tôt et plus longtemps à cette substance au cours de leur vie, ce qui pourrait contribuer à expliquer la présence plus marquée de cette signature biologique dans certaines tumeurs colorectales précoces.
Des chercheurs appellent à approfondir les recherches
Dans les colonnes du Le Monde, plusieurs spécialistes ont salué l’importance de cette étude. La chercheuse Audrey Vincent-Soetens, membre de l’Inserm à l’Institut de cancérologie de Lille, estime notamment que ces travaux permettent d’aller au-delà d’une simple corrélation statistique.
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