Les auteurs de l’étude avancent l’hypothèse que les générations les plus jeunes ont été exposées plus tôt et plus longtemps à cette substance au cours de leur vie, ce qui pourrait contribuer à expliquer la présence plus marquée de cette signature biologique dans certaines tumeurs colorectales précoces.
Des chercheurs appellent à approfondir les recherches
Dans les colonnes du Le Monde, plusieurs spécialistes ont salué l’importance de cette étude. La chercheuse Audrey Vincent-Soetens, membre de l’Inserm à l’Institut de cancérologie de Lille, estime notamment que ces travaux permettent d’aller au-delà d’une simple corrélation statistique.
Selon elle, certaines substances chimiques pourraient modifier l’activité de certains gènes, influençant ainsi les mécanismes impliqués dans le développement des cancers. Ces effets biologiques liés à l’environnement seraient encore insuffisamment pris en compte dans les évaluations réglementaires de certains produits phytosanitaires.

