En 2023, le cancer du sein a représenté environ 24,3 millions d’années de vie perdues dans le monde, dont 6,8 millions directement associées à certains comportements quotidiens.
L’étude menée par l’Institute for Health Metrics and Evaluation de l’université de Washington montre ainsi que six facteurs liés au mode de vie pourraient expliquer près de 28 % du fardeau mondial de la maladie.
Des facteurs de risque liés aux habitudes quotidiennes
L’analyse identifie plusieurs facteurs majeurs associés à l’apparition du cancer du sein.
En tête figure la consommation élevée de viande rouge, qui représenterait environ 11 % du fardeau sanitaire attribuable à la maladie. Le tabagisme arrive ensuite avec 10 %, suivi par une glycémie élevée, qui atteint 9 %.
D’autres facteurs sont également mentionnés. Un indice de masse corporelle élevé représente environ 7 % du risque global, tandis que la consommation d’alcool est associée à 5 % du fardeau mondial. Enfin, l’inactivité physique est estimée à 4 %.
Les chercheurs soulignent que ces facteurs agissent souvent simultanément, créant un environnement hormonal et métabolique pouvant favoriser le développement de cellules cancéreuses.
Une hausse préoccupante chez les jeunes femmes

L’étude met également en évidence une évolution notable chez les femmes les plus jeunes. Entre 1990 et 2023, le taux d’incidence du cancer du sein a augmenté d’environ 0,5 % par an chez les femmes de moins de 30 ans.
Cette tendance attire l’attention des spécialistes, qui observent une progression progressive de la maladie dans certaines tranches d’âge plus jeunes.
Une augmentation des cas attendue d’ici 2050
Les projections des chercheurs indiquent que le nombre de cas de cancer du sein pourrait continuer d’augmenter dans les décennies à venir.
Articles suggérés
Le PDG d’Audi exige plus de taxes sur les hybrides chinois
Le PDG d'Audi, Gernot Döllner, a interpellé la Commission européenne le 7 septembre à Paris pour exiger un relèvement des droits de douane sur…

