L’un d’eux, le pétrolier Shenlong, long de 275 mètres, aurait effectué une traversée particulièrement spectaculaire.
Chargé de pétrole brut au port saoudien de Ras Tanura, le navire aurait temporairement disparu des systèmes de localisation en éteignant son transpondeur, avant de réapparaître dans l’océan Indien puis d’atteindre le port de Mumbai, en Inde.
Pour limiter les risques, des gardes armés auraient été déployés à bord des navires, tandis que les marins auraient reçu des primes importantes.
Des profits records dans un marché bouleversé
Si la décision comporte des dangers évidents, elle peut aussi générer des bénéfices considérables.
Depuis le début de la crise, les tarifs du transport pétrolier dans la région ont explosé. Les acheteurs asiatiques, très dépendants des importations d’hydrocarbures, sont prêts à payer des sommes record pour sécuriser leurs livraisons.
Selon les estimations relayées par Financial Times, les tarifs de location de certains superpétroliers dépasseraient désormais 450 000 dollars par jour.
Une situation qui pourrait rapporter des gains colossaux aux armateurs capables d’assurer ces traversées.
Un armateur habitué aux paris risqués

Dans le monde du transport maritime, George Prokopiou est connu pour son audace.
Entré dans le secteur dans les années 1970 avec un premier pétrolier, il possède aujourd’hui une flotte d’une centaine de navires via plusieurs sociétés, dont la compagnie Dynacom.
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