Ce vaccin courant pourrait être associé à un vieillissement biologique plus lent
Posted 22 janvier 2026 by: Admin
Et si un simple vaccin pouvait faire reculer l’horloge biologique ? Alors que l’âge chronologique ne fait qu’additionner les années, l’âge biologique, lui, raconte l’état réel du corps.

Une récente étude américaine suggère qu’un vaccin bien connu pourrait jouer un rôle inattendu dans ce processus. L’âge que vous affichez sur votre carte d’identité ne reflète pas toujours l’état véritable de votre organisme. L’âge biologique, mesuré à partir de marqueurs scientifiques comme l’inflammation, l’expression génétique ou la santé cardiovasculaire, offre une photographie bien plus fidèle du vieillissement du corps. C’est sur cette base que des chercheurs se sont penchés sur un lien surprenant entre vaccination et ralentissement du déclin physiologique.
Dans une publication parue le 20 janvier 2026 dans The Journals of Gerontology, une équipe de l’Université de Californie du Sud a analysé les données de près de 3 800 personnes âgées de plus de 70 ans.

L’objectif : comprendre si le vaccin contre le zona pouvait avoir une influence mesurable sur les marqueurs du vieillissement biologique. Les chercheurs ont comparé les profils de personnes vaccinées à ceux de participants ne l’ayant pas reçu, en tenant compte de leur état de santé global et de leur niveau socio-économique.
Des marqueurs biologiques plus « jeunes » chez les vaccinés
Les conclusions ont surpris les scientifiques eux-mêmes. Les participants vaccinés présentaient des niveaux d’inflammation chronique plus faibles, une vitesse de vieillissement génétique ralentie et un profil biologique globalement plus favorable. Autrement dit, leur organisme semblait vieillir moins vite que celui des non-vaccinés, indépendamment d’autres facteurs liés au mode de vie.
L’inflammation chronique de bas grade, appelée par les spécialistes “inflammaging”, est aujourd’hui considérée comme un moteur silencieux du vieillissement. Elle est associée à des pathologies majeures liées à l’âge, comme les maladies cardiovasculaires, le déclin cognitif ou certains cancers. En limitant cette inflammation persistante, le vaccin pourrait indirectement freiner certains mécanismes responsables du vieillissement accéléré.

Des effets visibles plusieurs années après l’injection
Un autre élément intrigue les chercheurs : les bénéfices observés ne concernaient pas uniquement les personnes récemment vaccinées. Certains participants ayant reçu leur vaccin plus de quatre ans auparavant présentaient encore ces marqueurs biologiques plus favorables. Cela suggère un effet durable sur l’équilibre inflammatoire et génétique de l’organisme.
Les scientifiques appellent toutefois à la prudence. Cette étude reste observationnelle et ne permet pas d’établir un lien direct de cause à effet entre le vaccin et le ralentissement du vieillissement biologique. Des essais cliniques complémentaires seront nécessaires pour confirmer ces résultats et comprendre les mécanismes exacts en jeu.







