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8 novembre 2026
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Chaleur: 710 000 décès en 2023, alerte le Lancet Countdown

« Ce n’est pas une aggravation progressive, c’est un changement de palier », insiste Marina Romanello.

2 100 milliards investis dans les énergies propres, mais les fossiles dominent encore

Le rapport relève des avancées. En 2025, les investissements dans les énergies propres ont atteint un record de 2 100 milliards de dollars, soit 82 % de plus que dans les fossiles. Dans au moins 77 pays, la baisse de la pollution fossile éviterait environ 323 000 décès par an.

Côté santé, 56 des 194 États membres de l’OMS disposent d’un plan d’adaptation, contre 14 en 2015. Là où ils existent, les systèmes d’alerte précoce freinent la hausse des décès liés aux événements extrêmes. Pour Diarmid Campbell-Lendrum, responsable de l’unité climat, qualité de l’air et énergie de l’OMS, l’action climatique est aussi une intervention de santé.

Mais les fossiles fournissent toujours plus de 80 % de l’énergie mondiale, et leur pollution de l’air tuerait encore 2,73 millions de personnes par an. Les 100 plus grandes compagnies pétrolières et gazières prévoient de produire, d’ici 2040, 150 % de plus que ce qu’autorise l’objectif de 1,5 °C.

En 2024, dix pays ont davantage subventionné les fossiles que leur système de santé. La même année, seul un tiers des besoins d’adaptation sanitaire déclarés par les pays en développement a été financé.

Les auteurs demandent que le changement climatique soit officiellement reconnu comme une urgence sanitaire mondiale. Ils appellent l’OMS à créer un nouvel instrument pour coordonner la réponse, et réclament des baisses d’émissions rapides et équitables ainsi que des financements en dons plutôt qu’en prêts.

Ce que prévoit déjà l’OMS

Depuis septembre, l’OMS répond aux effets sanitaires attendus du phénomène El Niño en cours par une réponse d’urgence graduée et une équipe mondiale de gestion des incidents. Le Règlement sanitaire international (2005) définit une urgence de santé publique de portée internationale comme un événement extraordinaire présentant un risque pour d’autres États par la propagation internationale d’une maladie. Les événements qui répondent à ces critères peuvent inclure ceux liés au climat.

« Ce qui manque, ce n’est pas la preuve, mais la volonté politique d’agir », conclut Helen Clark, ancienne Première ministre néo-zélandaise et présidente du conseil du Lancet Countdown.

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