Un suspect polonais « fasciné » par l’extrême droite, trois corps à son domicile
Le suspect est de nationalité polonaise et originaire de la voïvodie de Sainte-Croix. Il est inconnu de la justice, selon TVP. Les motivations n’étaient pas claires samedi soir, quand le ministre de l’Intérieur a donné des précisions lors d’un point presse à Cracovie.
« Tout porte à croire qu’il avait des opinions très, très radicales », a affirmé Marcin Kierwinski. Il a ajouté: « Tout indique qu’il était fasciné par des idéologies d’extrême droite. Même si cela devra encore être vérifié ».
De nombreuses armes « très probablement légales » ont été découvertes à son domicile, où il détenait un permis. Katarzyna Cislo, responsable de la police, a indiqué à TVN24 que d’autres armes et une grande quantité de munitions ont été retrouvées dans la Subaru qu’il utilisait.
Dans la soirée, Donald Tusk a annoncé une autre découverte: « Deux femmes et un homme ont été retrouvés morts au domicile de l’auteur ». Le Premier ministre a précisé qu’il s’agissait probablement de proches du suspect.
Tusk évoque un acte de terrorisme, Nawrocki attend des explications
Donald Tusk a indiqué sur X être tenu informé par le ministère de l’Intérieur et que la police enquêtait sur « la tragique fusillade », son contexte et toutes ses circonstances. Il s’est rendu à Cracovie. Il a invité les formations politiques à ne pas « jouer avec cette tragédie » et a salué l’action de « policiers héroïques ».
Le président Karol Nawrocki a fait part de son « immense inquiétude »: « J’attends des explications complètes sur les circonstances de ces événements dramatiques […]. La sécurité des Polonais est une priorité absolue ».
C’est la plus grave tuerie de masse qu’ait connue la Pologne depuis des décennies, selon les médias, et les fusillades mortelles y sont rares. Le chef du gouvernement parle d’un acte de terrorisme.
Le pays était déjà en alerte depuis octobre, après une série d’attaques au couteau que Donald Tusk a dénoncées comme participant d’un « culte de la violence » alimenté par les réseaux sociaux. De Bruxelles, Kaja Kallas a assuré que, dans « ce moment de deuil, la Pologne n’est pas seule ».
Devant la presse à Cracovie, Donald Tusk a déclaré: « En Pologne, nous n’avons pas connu de cas de terrorisme aussi radicaux, car c’est bien ainsi qu’il faut nommer cet atroce attentat contre la vie des gens ici, à Cracovie ».
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