Toutefois, le fonctionnement ancien du clocher a rapidement compliqué la situation. Le mécanisme ne permet pas de programmer des plages horaires spécifiques. Les cloches peuvent uniquement être activées ou désactivées manuellement dans leur ensemble.
Faute de budget suffisant pour moderniser l’installation avec un système automatisé, l’église a finalement choisi la solution la plus radicale : l’arrêt complet des sonneries.
L’église invoque le respect de la réglementation

Face aux critiques des habitants, Église Saint-Michel a défendu sa décision en expliquant être contrainte de respecter les règles en vigueur concernant les nuisances sonores.
Le sacristain de l’église, Roy Wrathall, a indiqué que le seul moyen d’appliquer les limitations nocturnes imposées consistait à couper totalement les carillons. Il a précisé que l’horloge continuait de fonctionner normalement, mais que les cloches restaient désormais silencieuses en permanence afin d’éviter tout risque de non-conformité.
Selon lui, l’église cherche avant tout à concilier les intérêts de l’ensemble des habitants et à respecter les obligations légales imposées par les autorités locales.
Une pétition pour défendre un patrimoine sonore
Cette décision continue néanmoins de provoquer une forte émotion parmi les défenseurs du patrimoine local. Les signataires de la pétition estiment que les cloches représentent bien plus qu’un simple bruit de fond.
Pour beaucoup d’habitants, les sonneries font partie des souvenirs d’enfance et du quotidien du village depuis plusieurs générations. Certains évoquent même un véritable repère sonore marquant les moments importants de la journée. Avec humour, un habitant a notamment affirmé que les cloches représentaient autrefois “l’appel du dîner” pour les enfants du village, regrettant leur disparition soudaine.
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