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22 juillet 2026
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Disparition de Lyhanna : Jérôme Barella mis en examen à Agen

Voiture banalisée grise entrant dans l'enceinte d'un palais de justice
Image d’illustration © #etrehrx

Vers 14 h 20, le véhicule pénètre par un portail de l’avenue de Lattre-de-Tassigny, entre le tribunal et la préfecture. Il fait le tour du bâtiment par l’intérieur. Le photographe de La Dépêche du Midi parvient à saisir quelques secondes l’image de Barella avant que celui-ci ne disparaisse dans les couloirs du palais de justice.

Devant le juge d’instruction, Jérôme Barella choisit de garder le silence. Il est alors formellement mis en examen pour enlèvement et séquestration d’un mineur de moins de 15 ans et placé en détention provisoire. Il encourt jusqu’à trente ans de réclusion criminelle.

30 ans
La peine maximale de réclusion criminelle encourue par Jérôme Barella pour enlèvement et séquestration d’un mineur de moins de 15 ans.

La mise en examen, une étape clé de la justice pénale

En droit français, la mise en examen intervient lorsqu’un juge d’instruction estime qu’il existe des indices graves ou concordants contre une personne. Elle ne vaut pas condamnation : le mis en examen bénéficie de la présomption d’innocence. La détention provisoire, décidée en parallèle, peut être ordonnée pour prévenir un risque de fuite ou de pression sur les témoins.

Un passé judiciaire et disciplinaire chargé

Depuis l’incarcération de Jérôme Barella, plusieurs éléments de son passé ont été révélés. En août 2025, il avait déjà fait l’objet d’une plainte pour viols sur mineur. Une nouvelle plainte doit par ailleurs être déposée par le père d’une fillette de 11 ans, pour des faits présumés survenus lors d’une soirée pyjama à Montestruc-sur-Gers.

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Dossier judiciaire ouvert sur un bureau, procédure pénale pour mineur
Image d’illustration © #etrehrx

En 2021, alors qu’il était agent territorial dans un lycée gersois, il avait été visé par une procédure disciplinaire à la suite de messages jugés inappropriés adressés à une élève. Cela avait entraîné la fin de son contrat. Malgré ces antécédents, son casier judiciaire était resté vierge jusqu’à ce jour.

Ces révélations soulèvent des questions sur les mécanismes de signalement et de suivi des personnes présentant des comportements préoccupants à l’égard de mineurs, même en l’absence de condamnation pénale antérieure. Jérôme Barella bénéficie, à ce stade de la procédure judiciaire, de la présomption d’innocence.

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