Depuis le 29 mai 2026, la France retient son souffle pour Lyhanna, 11 ans, disparue à Fleurance dans le Gers. Le principal suspect, Jérôme B., 41 ans, mis en examen pour enlèvement et séquestration, était déjà visé par une plainte pour viols sur mineure déposée en août 2025 — une procédure qui n’avait jamais conduit à son audition.
En bref
- —Lyhanna, 11 ans, disparue à Fleurance le 29 mai 2026
- —Le suspect visé par une plainte pour viols sur mineure depuis août 2025
- —Plus de neuf mois sans audition du suspect dans ce dossier
Rosa, une adolescente qui brise le silence
La victime présumée, prénommée Rosa, est une amie des filles de Jérôme B. Elle fréquentait régulièrement leur domicile dans le cadre d’activités sportives communes. Les faits qu’elle dénonce remonteraient à plusieurs mois, alors qu’elle n’était âgée que de 10 ans.

Acceptant de témoigner avec sa mère au micro de BFMTV, la jeune fille a livré un récit douloureux. « Ça ne va pas, mais devant les autres je fais comme si ça allait », confie-t-elle. C’est dans ce contexte de proximité familiale que les agressions sexuelles répétées se seraient produites, selon ses déclarations.
Sa mère, prénommée Audrey, raconte avoir recueilli les confidences de sa fille avant de déposer plainte le 22 août 2025. Elle affirme que l’enfant lui a décrit des agressions à plusieurs reprises, et que la famille a immédiatement alerté les autorités face à la gravité des révélations.
L’affaire Lyhanna en bref
Lyhanna, 11 ans, a disparu le 29 mai 2026 à Fleurance, dans le Gers, après avoir été vue quittant son collège. Jérôme B., 41 ans, a rapidement été identifié comme suspect principal et placé en détention provisoire après sa mise en examen pour enlèvement et séquestration. Les révélations sur une plainte antérieure pour viols sur mineure viennent complexifier une affaire déjà particulièrement sensible.
Une mère face à l’incompréhension des autorités
Audrey décrit le moment où la vérité a éclaté au sein de sa famille. « Quand mon ex-compagnon a posé la question ‘est-ce qu’il t’a violée ?’, ma fille a répondu ‘oui’ », raconte-t-elle. « Je me suis écroulée. »

Après avoir contacté les forces de l’ordre, la mère affirme s’être heurtée à une fin de non-recevoir. Selon son témoignage rapporté par BFMTV, des policiers lui auraient dit qu’elle les « saoule » et l’auraient menacée de déposer une main courante pour harcèlement si elle continuait d’appeler.
Ces déclarations illustrent le sentiment d’abandon ressenti par la famille dans le cadre de cette procédure judiciaire. La plainte a pourtant bien été enregistrée, mais les suites données semblent avoir tardé à se concrétiser.
Neuf mois de procédure sans audition du suspect
Le point qui suscite le plus d’interrogations est le déroulement de l’enquête préliminaire. Selon l’avocate de Jérôme B., ce dernier n’aurait jamais été entendu dans le dossier relatif à la plainte de Rosa, malgré les neuf mois écoulés depuis son dépôt.

Plusieurs changements de juridiction et des délais administratifs auraient ralenti l’avancée du dossier. Ces dysfonctionnements présumés posent aujourd’hui la question de savoir si une audition plus rapide du suspect aurait pu modifier le cours des événements.
Jérôme B. a depuis été placé en détention provisoire dans le cadre de la mise en examen pour enlèvement et séquestration liée à la disparition de Lyhanna. Il conteste toute implication dans cette affaire.
Une disparition qui rappelle d’autres drames
Lyhanna, 11 ans, a été aperçue pour la dernière fois à la sortie de son collège de Fleurance, dans le Gers, le 29 mai 2026. Elle aurait été vue montant dans le véhicule du suspect présumé, selon les éléments de l’enquête.

L’affaire rappelle douloureusement la disparition de Maelys, survenue dans des circonstances similaires. Les recherches se poursuivent dans le département pour tenter de retrouver la collégienne, tandis que ses proches vivent dans l’angoisse.
Au-delà du sort de Lyhanna, cette affaire met en lumière des questions profondes sur la protection des mineurs et le suivi des signalements auprès des autorités compétentes. Les révélations autour du parcours judiciaire du suspect alimentent un débat sur l’efficacité des procédures en vigueur.
L’affaire Lyhanna dépasse désormais le cadre d’une simple disparition d’enfant pour soulever des questions fondamentales sur le traitement judiciaire des signalements impliquant des mineurs. Les témoignages de Rosa et de sa mère, combinés aux informations sur l’absence d’audition du suspect pendant neuf mois, alimentent une réflexion nécessaire sur les failles du système. Tandis que les recherches se poursuivent dans le Gers, la France attend des réponses — sur le sort de Lyhanna, mais aussi sur le fonctionnement des procédures censées protéger les enfants les plus vulnérables.


