
Et, fidèle à son style, Donald Trump souffle sur les braises avec des déclarations qui font déjà réagir les capitales occidentales. Depuis son retour à la Maison-Blanche en janvier 2025, Donald Trump remet sur la table une idée qui semblait appartenir au passé : l’acquisition du Groenland. Ce territoire autonome rattaché au Danemark est, à ses yeux, un verrou stratégique majeur dans l’Arctique. Ressources minières, routes maritimes ouvertes par la fonte des glaces, position géopolitique face à la Russie et à la Chine : pour le président américain, l’enjeu dépasse largement le symbole.
Ce projet ne date pas d’hier. Dès 2019, il évoquait déjà cette ambition, provoquant alors l’incompréhension et l’irritation de Copenhague. Mais cette fois, le ton semble plus déterminé, plus direct, et surtout accompagné de leviers de pression concrets.

Menaces douanières et pression économique
Face au refus catégorique du Danemark et au soutien affiché de plusieurs pays européens, Donald Trump a brandi l’arme économique. Il a annoncé envisager une hausse des droits de douane de 10 %, pouvant grimper jusqu’à 25 %, visant notamment des alliés historiques comme l’Allemagne et la France.
Pour Washington, il ne s’agit pas d’un simple coup de communication. L’idée est d’exercer une pression suffisante pour faire bouger les lignes diplomatiques. Lors d’une conférence de presse à Washington, interrogé sur les limites qu’il s’imposerait dans cette affaire, Donald Trump a répondu sèchement : « Vous verrez bien ».
L’Europe fait bloc, Emmanuel Macron convoque un sommet

Devant l’escalade verbale et économique, Emmanuel Macron a décidé de réagir rapidement. Le président français a convoqué une réunion d’urgence du G7 à Paris le 22 janvier afin de tenter d’apaiser les tensions et de coordonner une réponse européenne face aux pressions américaines.
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