Gérard Jugnot, 74 ans, déçu par sa “petite” retraite : “Par rapport à ce que j’ai donné…”

Posted 9 mai 2025 by: Admin
À 74 ans, Gérard Jugnot continue de faire rire, réfléchir et… travailler. Invité sur RTL dans l’émission « On refait la télé », l’acteur emblématique a livré un regard sincère et lucide sur la retraite, une étape qu’il n’envisage visiblement pas de sitôt.
Entre confidences, agacement et autodérision, le comédien lève le voile sur sa vision du métier, de l’argent et de l’effort. Sur les ondes de RTL, Gérard Jugnot ne s’est pas dérobé face aux questions d’Éric Dussart sur la réforme des retraites. Bien qu’il se sente peu concerné par le sujet, il a témoigné d’une certaine empathie : « Je peux comprendre que quelqu’un qui fasse un métier difficile ait envie de s’arrêter », a-t-il déclaré. Une remarque pleine de bon sens, venant d’un homme qui, lui, ne semble pas du tout décidé à raccrocher.
Continuer à jouer, quoi qu’il en coûte
À l’instar de nombreux artistes passionnés, Gérard Jugnot avoue que pour lui, la retraite n’est qu’un mot vide de sens. « Il faudra qu’on m’arrête », lâche-t-il en riant, avant de comparer cette étape à « la retraite de Russie, à la débâcle », une image volontairement excessive mais révélatrice de son attachement viscéral au métier. Même le débat sur les 64 ans le laisse perplexe : « Je ne comprends pas très bien cette histoire. »
Une retraite perçue… mais jugée insuffisante
Si l’acteur n’a pas arrêté de travailler, cela ne l’empêche pas de toucher une pension. « Moi, je la touche, ma retraite », confie-t-il, avant de nuancer aussitôt : « Une petite retraite par rapport à ce que j’ai donné… ». Ce décalage entre contribution et perception financière laisse chez lui une pointe d’amertume. Il se classe parmi les « persistants », ces travailleurs qui prolongent leur activité bien au-delà du seuil légal, parfois par passion, parfois par obligation.
Un système qui ne bénéficie pas à ceux qui cotisent encore
Gérard Jugnot a aussi pointé une contradiction du système : « Tout ce qu’on cotise aujourd’hui, ce n’est plus pour nous, c’est pour les autres », résume-t-il. Ce qui ne l’empêche pas de continuer à cotiser, devenant ainsi, comme le souligne l’animateur, un « super contributeur ». Une appellation que l’acteur ne conteste pas, tout en semblant en assumer la portée avec un brin de résignation.
Des artistes millionnaires… mais radins ?
L’entretien a également été l’occasion pour Gérard Jugnot de pousser un petit coup de gueule contre certains collègues du show-business. « Il y a des gens vraiment très radins. J’en connais, c’est terrible ! », a-t-il dénoncé, sans langue de bois. Selon lui, la richesse apparente de certains artistes cache une pingrerie inattendue, parfois même choquante. Et de confier qu’au restaurant, il est souvent désigné d’office pour régler l’addition, simplement parce qu’il est « connu ».
Toujours actif, Gérard Jugnot n’a rien perdu de sa verve ni de sa lucidité. À travers ses propos, il rappelle que si le monde du spectacle fait souvent rêver, la réalité est faite de contrastes, d’injustices parfois, mais aussi d’un engagement professionnel qui dépasse l’âge légal de la retraite. Pour lui, tant que les planches, les caméras et le public lui offriront une raison de jouer, la retraite peut bien attendre.