
Sur le côté, des lignes irrégulières en jaune formaient une phrase en anglais: «Glad to be there», que l’on traduit par «Heureuse d’être là». Un choix délibéré, qui dit beaucoup de la femme qu’elle était: reconnaissante pour son parcours, pour les joies de son existence, jusqu’au bout.
Ce message, loin des conventions funèbres habituelles, reflétait la singularité d’une artiste qui n’a jamais suivi les chemins tracés d’avance. Même dans la mort, Guesch Patti aura su surprendre et toucher ceux qui l’aimaient.
La salle de la Coupole du Père-Lachaise réunit famille et amis le 3 juillet
La cérémonie a débuté à 13h30 dans la salle de la Coupole du crématorium du cimetière du Père-Lachaise, l’un des lieux de recueillement les plus emblématiques de Paris. Famille et amis proches de la défunte s’y étaient réunis pour un dernier adieu.

Parmi eux, la comédienne Isabelle Nanty, visiblement très émue, selon les informations rapportées par le média Gala. Sa présence témoigne des liens forts que Guesch Patti avait tissés au fil de sa carrière dans le monde du spectacle.
Le cimetière du Père-Lachaise, où reposent de nombreuses figures de la culture française et internationale, accueille régulièrement les obsèques d’artistes. Pour Guesch Patti, ce cadre chargé d’histoire constituait un écrin à la hauteur d’une vie consacrée à l’art sous toutes ses formes.
Qui était Guesch Patti?
Chanteuse, danseuse et actrice française, Guesch Patti — de son vrai nom Patricia Yolande Ghislaine Porrasse — a d’abord été formée à l’Opéra de Paris avant de se tourner vers la danse contemporaine. Elle est devenue célèbre dans les années 1980 grâce au titre Étienne, extrait de son album Labyrinthe, et a poursuivi une carrière pluridisciplinaire entre musique, théâtre et cinéma.
De l’Opéra de Paris à Béjart: une danseuse avant d’être chanteuse
Avant de devenir la voix d’Étienne, Guesch Patti était avant tout une danseuse. Elle a commencé sa formation comme petit rat à l’Opéra de Paris, avant de se tourner vers la danse contemporaine pour, selon les éléments rapportés par Gala, être «plus libre de ses mouvements».

Cette liberté, elle l’a exercée aux côtés de chorégraphes de renom: Maurice Béjart et Roland Petit, deux figures majeures de la danse du XXe siècle, ont tous deux eu l’occasion de travailler avec elle. Un parcours d’exception qui témoigne de son niveau et de sa reconnaissance dans le milieu.

