Près de quatre ans après la mort de Daniel Lévi, ses trois enfants, Abel, Rephaël et Rivka, sortent du silence. Dans une interview accordée au magazine Closer, ils dénoncent la gestion de l’image et des associations de leur père par sa veuve, Sandrine Aboukrat, et annoncent leur intention de saisir la justice.
En bref
- —Les trois enfants de Daniel Lévi accusent sa veuve de gestion opaque
- —Des galas caritatifs sans reçus fiscaux au cœur des accusations
- —Une action en justice officiellement annoncée par la fratrie
Une prise de parole commune après des années de silence
C’est dans les colonnes du magazine Closer, en date du 5 juin 2026, qu’Abel, Rephaël et Rivka ont choisi de s’exprimer pour la première fois publiquement. C’est Rephaël qui répond aux questions, mais il précise d’emblée parler au nom de toute la fratrie.

Les trois enfants du chanteur expliquent avoir longtemps gardé le silence, traversant une période de deuil particulièrement difficile avant de décider de réagir. Ils insistent sur le fait que leur démarche « n’a pas pour objectif de créer une polémique », mais bien de protéger la mémoire de leur père.
Selon eux, c’est l’accumulation de témoignages et la découverte de nouvelles situations troublantes qui les ont finalement convaincus de sortir de leur réserve et de rendre publiques leurs inquiétudes.
Des accusations précises sur la gestion des associations
Au cœur des accusations portées par la fratrie se trouve la gestion des associations portant le nom de Daniel Lévi. Les enfants du chanteur pointent notamment un « gros flou » autour de la comptabilité de ces structures.

Ils dénoncent en particulier l’organisation de galas présentés comme caritatifs, assortis d’une billetterie commerciale, sans que les participants n’aient pu obtenir de reçu fiscal — le fameux reçu Cerfa normalement délivré lors d’un don à une association reconnue. « Nous avons des témoignages d’amis qui sont allés à ces galas et qui n’ont jamais pu obtenir de reçu Cerfa », affirment-ils.
Les trois enfants vont plus loin en évoquant également des interrogations sur la commercialisation de produits dérivés et l’utilisation de l’image de leur père. « Nous avons eu écho que de nombreuses personnes auraient été dupées par l’association Daniel-Lévi », déclarent-ils, sans pour autant détailler la nature exacte des faits reprochés.
Qui était Daniel Lévi ?
Daniel Lévi était un chanteur français connu notamment pour son titre « L’Envie d’aimer », extrait de la comédie musicale Les Dix Commandements. Il est décédé il y a près de quatre ans, laissant derrière lui une famille recomposée. Sa veuve, Sandrine Aboukrat, a depuis géré des associations et des activités liées à son image, ce que ses enfants issus d’une précédente union contestent aujourd’hui publiquement.
Une blessure familiale profonde, surtout pour Rivka
Au-delà des questions juridiques, les trois enfants n’ont pas caché la dimension personnelle et émotionnelle de leur démarche. « Notre démarche permettra de soigner des blessures liées au comportement de Sandrine à notre égard et à l’égard de notre père », confie Rephaël.

La fratrie décrit une relation devenue extrêmement compliquée avec la veuve du chanteur, notamment durant la période de maladie de Daniel Lévi. Ce contexte douloureux a, selon eux, laissé des traces durables sur chacun d’eux.
Le passage le plus marquant de l’entretien concerne leur sœur. « Notre sœur, Rivka, est traumatisée », affirment ses frères, soulignant qu’elle aurait particulièrement souffert de la situation au sein de la famille recomposée.
Sandrine Aboukrat nie les accusations, la justice sera saisie
Face aux accusations de ses beaux-enfants, Sandrine Aboukrat a choisi de répondre via son compte Instagram. Sa réponse est courte et directe : « Je n’ai rien à cacher », a-t-elle déclaré, niant en bloc les griefs qui lui sont reprochés.

De leur côté, Abel, Rephaël et Rivka ont annoncé clairement leur intention de saisir la justice. Ils estiment désormais disposer d’éléments suffisants pour franchir ce cap, après avoir longtemps attendu de rassembler des preuves solides.
Cette affaire soulève des questions plus larges sur la gestion du droit à l’image et des associations caritatives au nom d’artistes disparus, un domaine où le cadre légal peut s’avérer complexe pour les familles qui cherchent à faire valoir leurs droits.
L’affaire qui oppose les enfants de Daniel Lévi à sa veuve Sandrine Aboukrat est désormais amenée à se régler devant les tribunaux. Au-delà du conflit familial, c’est la question de la transparence dans la gestion des associations caritatives et du droit à l’image des artistes disparus qui se pose. La fratrie, unie dans sa démarche, dit vouloir avant tout protéger la mémoire de son père et obtenir des réponses aux questions qui les habitent depuis des années.


