Au-delà de la question des effets secondaires, certains spécialistes s’inquiètent surtout de l’usage détourné de ces médicaments. Initialement destinés aux patients atteints de diabète ou d’obésité sévère, ces traitements sont parfois prescrits pour des objectifs purement esthétiques.
Dans certains cas, ils sont utilisés par des personnes présentant seulement un léger surpoids. Cette banalisation du médicament inquiète certains professionnels de santé, qui rappellent qu’il s’agit avant tout d’un traitement médical destiné à des pathologies spécifiques.
L’endocrinologue-nutritionniste Boris Hansel souligne que le problème ne réside pas forcément dans la molécule elle-même, mais dans les conditions de prescription. Selon lui, de nombreux patients arrêtent le traitement après un ou deux ans, pensant qu’il s’agit d’une solution temporaire pour maigrir.
Or ces médicaments sont conçus pour traiter des maladies chroniques et nécessitent souvent un suivi médical rigoureux.
Des interrogations scientifiques sur les effets à long terme
Au-delà des effets secondaires déjà identifiés, certaines recherches s’intéressent également aux conséquences à long terme de ces traitements. Une étude française publiée dans la revue scientifique Diabetes Care a notamment évoqué un possible lien entre les traitements à base de GLP-1 et une augmentation du risque de cancer de la thyroïde.
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