Il pensait rencontrer une ado de 14 ans après 400 km, l’homme de 47 ans tombe sur un gendarme à Troyes
Posted 11 février 2026 by: Admin
Une enquête discrète menée en ligne a conduit à une interpellation spectaculaire dans l’Aube.

Derrière un profil d’adolescente se cachait un enquêteur, mobilisé pour piéger un homme soupçonné d’échanges sexuels avec une mineure. L’affaire illustre la montée en puissance des dispositifs policiers face aux dérives numériques.
Les faits se sont déroulés à Troyes. Un homme de 47 ans, originaire du Puy-de-Dôme, a été interpellé le 6 février par les gendarmes de la brigade de recherches de Rosières-près-Troyes. Selon le parquet, il avait pris contact avec une supposée adolescente de 14 ans sur le forum Chaat.fr, sans savoir qu’il s’agissait en réalité d’un militaire engagé dans une opération sous pseudonyme.
Une enquête sous couverture pour lutter contre la pédocriminalité

Derrière le profil de la jeune fille se trouvait un gendarme chargé d’une enquête ciblée sur les prédateurs en ligne. Les investigations ont établi que l’homme aurait tenu des conversations à caractère sexuel et envoyé des photographies explicites, avant de proposer une rencontre. Ce type de dispositif, fondé sur l’infiltration numérique, vise à identifier les comportements illicites avant qu’un passage à l’acte ne se produise.
Un déplacement de 400 kilomètres pour un rendez-vous fictif
Persuadé de rencontrer la mineure, le suspect a parcouru près de 400 kilomètres jusqu’à Troyes. À son arrivée, un dispositif des forces de l’ordre l’attendait. Il a été immédiatement interpellé puis placé en garde à vue, mettant fin à ce qui devait être, pour lui, une rencontre programmée.
Une présentation devant la justice et une détention provisoire

À l’issue de la garde à vue, l’homme a été déféré puis placé en détention provisoire dans l’attente de son jugement devant le tribunal correctionnel de Troyes. Il devra répondre des chefs de corruption de mineur et de propositions sexuelles à un mineur via les réseaux sociaux. Le parquet souligne par ailleurs qu’il est décrit comme socialement et professionnellement bien inséré, un élément qui n’a pas empêché la procédure judiciaire.
Une hausse préoccupante des infractions numériques
Selon les données publiées par l’INSEE, environ 125 000 victimes de crimes et délits liés au numérique ont été recensées en 2024. Parmi elles, 12 % sont des mineurs, contre 9 % lors d’une étude similaire menée en 2016. Ces chiffres traduisent l’ampleur croissante des risques encourus par les plus jeunes dans l’univers numérique, et expliquent le renforcement des moyens d’enquête spécialisés.







