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20 mai 2026

« Ils sont devenus toxicomanes » : un médecin girondin jugé pour avoir prescrit illégalement du fentanyl, aux frais de la Sécurité sociale

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Un médecin généraliste comparaissait devant la justice à Bordeaux pour des pratiques médicales jugées dangereuses.

Au cœur du dossier : des prescriptions massives d’un opioïde extrêmement puissant, qui auraient exposé de nombreux patients à des risques majeurs. L’affaire soulève des interrogations sur les dérives possibles dans le suivi médical.

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Ce lundi 30 mars, un médecin de 69 ans était jugé devant le tribunal correctionnel de Bordeaux. Il doit répondre de plusieurs chefs d’accusation, dont la prescription irrégulière de substances classées comme stupéfiants, ainsi que de mise en danger d’autrui et d’escroquerie au préjudice de l’assurance maladie.

Installé à La Réole, ce praticien exerçait depuis de nombreuses années lorsqu’il a été mis en cause à la suite d’une enquête de gendarmerie.

Des prescriptions massives de fentanyl

Au cœur de l’affaire figure l’utilisation du fentanyl, un médicament particulièrement puissant, réputé pour être bien plus fort que la morphine. Le médecin aurait prescrit ce produit en quantités très importantes à plusieurs patients, avec un remboursement assuré par la Sécurité sociale.

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Selon les éléments présentés à l’audience, ce médicament figurait parmi les plus fréquemment délivrés par le praticien, ce qui a rapidement suscité l’attention des autorités sanitaires.

Une pratique déjà sanctionnée par le passé

Ce n’est pas la première fois que ce médecin se retrouve confronté à des sanctions. Au début des années 2000, il avait déjà été épinglé pour des prescriptions excessives de Subutex, un traitement de substitution utilisé dans la prise en charge de la dépendance aux opioïdes.

Ces antécédents ont été évoqués lors du procès, renforçant les interrogations sur la répétition de pratiques jugées à risque.

Des patients exposés à des risques de dépendance

Au cours de l’audience, la procureure a mis en avant les conséquences de ces prescriptions. Certains patients seraient devenus dépendants aux substances délivrées, illustrant les dangers d’un usage inadapté de ces médicaments.

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Le médecin conteste toutefois cette analyse, affirmant avoir agi dans le but de soulager la souffrance de ses patients, sans intention de nuire.

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