Le tribunal d’Aix-en-Provence a examiné ce lundi une affaire ayant profondément marqué les responsables d’une ferme pédagogique des Bouches-du-Rhône.

Un jeune homme de 19 ans comparaissait pour des faits concernant plusieurs animaux du refuge. À l’issue de l’audience, la justice a rendu sa décision après plusieurs heures de débats.
Le tribunal d’Aix-en-Provence s’est penché sur un dossier concernant des faits survenus entre février et avril au sein de la ferme pédagogique « Un moment », située aux Pennes-Mirabeau, près de Marseille.
Le prévenu, un jeune homme de 19 ans originaire d’Afghanistan, était poursuivi pour des actes commis sur plusieurs animaux hébergés dans la structure. L’affaire a suscité une vive émotion parmi les responsables de l’association et les bénévoles qui œuvrent quotidiennement à la protection et au bien-être des animaux recueillis.
À la barre, Cassandra Sortino, fondatrice du refuge, a évoqué les conséquences de cette affaire sur l’équipe. Elle a expliqué que l’objectif de la structure avait toujours été d’offrir un environnement sûr aux animaux, et que les événements survenus avaient profondément affecté les personnes impliquées.
Une enquête déclenchée après plusieurs signalements

Les premiers éléments ayant attiré l’attention des responsables remontent au mois de février. Des anomalies constatées sur certains animaux ont conduit l’association à effectuer plusieurs signalements auprès des autorités compétentes.
Face à la répétition des incidents, un dispositif de surveillance a été installé afin de mieux comprendre l’origine des faits observés. Les investigations se sont ensuite poursuivies avec l’intervention des services d’enquête.
Selon les éléments présentés à l’audience, plusieurs constatations techniques et analyses ont été réalisées au cours de la procédure. Ces vérifications ont contribué à l’identification du suspect et à son interpellation au début du mois d’avril.
Un prévenu qui conteste les accusations

Au cours de l’audience, le jeune homme a contesté les faits qui lui étaient reprochés, répondant aux questions des magistrats par l’intermédiaire d’un interprète.
Installé en France depuis la fin de l’année 2025, il a évoqué son parcours personnel et les difficultés rencontrées avant son arrivée sur le territoire. Les échanges ont parfois été compliqués en raison des questions de traduction et des divergences entre les déclarations du prévenu et les éléments du dossier.
L’expertise réalisée dans le cadre de la procédure a également été évoquée durant les débats. Les différentes parties ont confronté leurs arguments afin d’éclairer le tribunal sur les circonstances de l’affaire.
Une condamnation prononcée par le tribunal
Après délibération, le tribunal a reconnu le prévenu coupable des faits retenus à son encontre, requalifiés au cours de la procédure. Il a été condamné à une peine de trente mois d’emprisonnement avec maintien en détention.
La juridiction a également prononcé une interdiction définitive du territoire français ainsi qu’une inscription au fichier des auteurs d’infractions concernées par ce type de procédure.


