Le chef des pompiers de Crans-Montana raconte l’intervention « très compliquée » des secours lors de l’incendie
Posted 5 janvier 2026 by: Admin
Au cœur de la nuit la plus sombre qu’ait connue Crans-Montana, les secours ont affronté une situation hors norme. Des flammes, des cris, des vies suspendues en quelques minutes.

Pour la première fois, le chef des pompiers de la station suisse revient publiquement sur cette intervention d’une violence extrême qui a coûté la vie à des dizaines de personnes. Présent en première ligne lors de l’incendie du bar La Constellation à Crans-Montana, David Vocat, commandant du centre de secours incendie local, a livré un témoignage saisissant sur BFMTV. Jusqu’à 1h30, la nuit de la Saint-Sylvestre se déroulait sans incident majeur. À 1h31 précises, l’alerte rouge retentit : explosion, flammes et panique dans le sous-sol du bar. En quelques instants, la fête s’est muée en cauchemar absolu.
Une intervention menée dans un chaos total
À la caserne, une quinzaine de pompiers sont immédiatement mobilisés. Face à l’ampleur du sinistre, David Vocat comprend très vite que les moyens locaux seront insuffisants. Il contacte sans délai la centrale de la police cantonale afin de solliciter des hélicoptères supplémentaires. Sur le terrain, la confusion est extrême. « C’était la guerre », résume-t-il, décrivant une scène où chaque minute comptait alors que des dizaines de victimes devaient être extraites, parfois à mains nues.

Le soutien inattendu des jeunes présents
Dans ce chaos, le commandant tient à souligner le rôle crucial joué par certains jeunes rescapés, qui n’ont pas hésité à aider les secours. Malgré la peur, ils ont guidé, porté, soutenu les blessés. « Ils nous ont aidés », insiste David Vocat, conscient que ces images resteront gravées à jamais dans leur mémoire. Le traumatisme psychologique est immense, tant pour les survivants que pour les intervenants.
Une scène comparable aux pires attentats
Marqué à vie par ce qu’il a vu, le chef des pompiers confie avoir pensé aux grandes tragédies contemporaines. « J’ai pensé aux attentats de Paris, à New York. C’était un chaos total », explique-t-il. Une comparaison lourde de sens, qui illustre l’intensité dramatique de cette nuit hors normes pour une station habituellement associée au luxe et à l’insouciance.
Des pompiers volontaires face à l’horreur

Contrairement à la France, les pompiers suisses sont exclusivement volontaires, rappelle David Vocat. Une réalité qui rend l’épreuve encore plus brutale. « Personne ne devrait voir ces images. Je n’ai jamais été préparé à ça », confie-t-il, la voix chargée d’émotion. La violence du sinistre dépasse tout ce que ces hommes et femmes avaient connu jusque-là, malgré leur engagement et leur sang-froid.
Les premières pistes de l’enquête
Selon les premiers éléments, l’origine du feu pourrait être liée à des bougies incandescentes, fixées sur des bouteilles de champagne et placées trop près du plafond du sous-sol. Une hypothèse qui alimente aujourd’hui une enquête pénale visant les deux gérants français du bar, soupçonnés d’homicide par négligence, de lésions corporelles par négligence et d’incendie par négligence.
Un élan de solidarité à l’échelle européenne
Face à l’ampleur du drame, une mobilisation internationale exceptionnelle s’est mise en place. Des blessés graves ont été transférés vers des hôpitaux en France, en Belgique, en Allemagne et en Italie. « L’élan international a été magnifique », souligne David Vocat, saluant une solidarité sans frontières. Des dizaines de grands brûlés ont ainsi pu bénéficier de soins spécialisés, parfois vitaux.







