D’après Le Parisien, le gang péruvien serait responsable d’une dizaine de vols de ce type commis entre le printemps et le mois d’août 2021, ciblant à chaque fois des personnes âgées portant des bijoux visibles.
Des victimes marquées par la honte, une technique qui s’étend au-delà des bijoux
Au-delà de la perte matérielle, le «vol à la tâche» laisse des séquelles psychologiques chez les victimes. Selon Le Parisien, celles-ci ressentent souvent de la honte, ayant le sentiment d’avoir été trop crédules. Les bijoux dérobés ont fréquemment une valeur sentimentale importante, ce qui aggrave le préjudice ressenti.

Cette technique n’est pas nouvelle: par le passé, elle était déjà utilisée pour des vols de carte bleue, la distraction permettant de subtiliser le portefeuille ou de mémoriser le code confidentiel. Son application aux bijoux représente une évolution du mode opératoire.
Le phénomène des gangs sud-américains spécialisés dans ce type d’escroquerie organisée ne se limite pas aux Buttes Chaumont. En juin 2021, un autre gang d’origine sud-américaine avait été interpellé en Île-de-France après une série de vols de lunettes de luxe et de produits de beauté dans des parfumeries, selon Le Parisien.
L’interpellation du gang des Buttes Chaumont ouvre désormais la voie à une procédure judiciaire dont les suites restent à préciser: le nombre exact de chefs d’inculpation retenus et le sort des mis en cause n’ont pas encore été communiqués. La question de l’existence d’autres cellules utilisant la même technique en Île-de-France reste posée, d’autant que le phénomène des gangs sud-américains spécialisés dans les vols organisés a déjà donné lieu à plusieurs interpellations distinctes en 2021.

