
Alors que l’hiver touche à sa fin, de nombreux « jours rouges » restent encore à programmer. Résultat : le mois de mars pourrait se transformer en véritable casse-tête énergétique pour ces consommateurs.
L’offre EDF, baptisée Tempo, repose sur un principe simple mais exigeant pour les consommateurs : le prix de l’électricité varie fortement selon les jours de l’année. Concrètement, l’année est divisée en trois catégories de journées tarifaires.
La grande majorité des journées — 343 au total — bénéficient d’un prix relativement avantageux. Mais à l’inverse, 22 journées dites « rouges » voient le tarif du kilowattheure exploser, ce qui peut considérablement alourdir la facture d’électricité pour les ménages qui n’adaptent pas leur consommation.
Durant ces journées rouges, le prix du kWh en heures pleines atteint actuellement 70,60 centimes, soit plus de quatre fois le tarif des jours bleus, où il s’établit autour de 16,12 centimes.
Une répartition inhabituelle cet hiver

Les journées rouges doivent obligatoirement être placées durant la période hivernale, comprise entre le 1er novembre et le 31 mars. Ce mécanisme vise à inciter les consommateurs à réduire leur consommation d’électricité lors des périodes de forte demande, notamment lorsque le chauffage est très sollicité.
Cependant, cet hiver a réservé une surprise. Les températures relativement clémentes, notamment au mois de février, ont réduit les besoins énergétiques des foyers français. Par conséquent, les tensions entre l’offre et la demande d’électricité sont restées limitées, ce qui a conduit à reporter plusieurs journées rouges.
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