À l’issue d’un Conseil de politique nucléaire tenu sur le chantier de la future centrale de Centrale nucléaire de Penly, la présidence de France a annoncé une mesure majeure concernant le financement du programme nucléaire national. Environ 60 % du financement du programme de nouveaux réacteurs EPR 2 sera assuré par un prêt bonifié de l’État alimenté par le fonds d’épargne géré par la Caisse des dépôts et consignations.
Concrètement, cela signifie que l’épargne placée sur des produits réglementés comme le Livret A, mais aussi sur les Livret de développement durable et solidaire et le Livret d’épargne populaire, participera indirectement au financement du nouveau nucléaire français.
Le fonds d’épargne centralise en effet près de 59,5 % de ces dépôts, représentant environ 400 milliards d’euros d’épargne réglementée.
Six nouveaux réacteurs EPR d’ici 2038

Le projet nucléaire français prévoit la construction de six réacteurs de nouvelle génération, appelés EPR 2. Ce programme doit être déployé sur plusieurs sites, notamment à Penly, Gravelines et Bugey.
Selon les estimations de EDF, le coût global de ce vaste chantier s’élève à environ 72,8 milliards d’euros (en valeur 2020). L’objectif fixé par les autorités est de prendre la décision finale d’investissement d’ici la fin de l’année 2026, afin de permettre une première mise en service autour de 2038.
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