Un mécanisme prévu par la loi française

Le Smic bénéficie chaque année d’une revalorisation automatique au 1er janvier. Cette hausse est calculée notamment à partir de l’évolution de l’inflation hors tabac observée pour les ménages les plus modestes.
En janvier dernier, le salaire minimum avait déjà connu une augmentation de 1,18 %, sans intervention particulière du gouvernement.
Mais la législation prévoit également une revalorisation supplémentaire en cours d’année lorsque l’inflation dépasse le seuil des 2 %.
Ce système vise à protéger les travailleurs les plus modestes face à la hausse du coût de la vie, notamment dans les périodes marquées par une accélération des prix à la consommation.
Au-delà de ces augmentations automatiques, le gouvernement conserve aussi la possibilité d’accorder une hausse exceptionnelle supplémentaire du Smic.
Même si cette augmentation de juin intervient sans décision politique spécifique, l’exécutif peut légalement décider d’aller plus loin en accordant ce que l’on appelle un “coup de pouce” au Smic. Le dernier ajustement exceptionnel de ce type remonte à 2012, peu après l’arrivée de François Hollande à l’Palais de l’Élysée.

