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12 juin 2026

Les factures d’eau ne représentent « que 1% » du budget des foyers: il faudrait augmenter les tarifs de 3,5 à 6%

Le financement des services liés à l’eau entre dans une phase décisive en France.

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Entre le renouvellement des infrastructures, les nouvelles normes environnementales européennes et la préservation des ressources naturelles, les collectivités locales devront faire face à une hausse significative des dépenses au cours des prochaines années. Une étude récente met en lumière les défis financiers qui attendent le secteur d’ici à 2040.

Selon une étude publiée par La Banque Postale, les intercommunalités et SFIL, les coûts liés à la production d’eau potable et au traitement des eaux usées devraient connaître une hausse importante dans les prochaines années.

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En 2024, les dépenses totales consacrées à l’eau et à l’assainissement représentaient environ 15,4 milliards d’euros. Les projections présentées dans l’étude prévoient une augmentation de près de 50 % à l’horizon 2040 dans le scénario de référence. Dans les hypothèses les plus ambitieuses en matière d’investissement, ces dépenses pourraient même être multipliées par deux.

Cette évolution s’explique notamment par le vieillissement des infrastructures et par les investissements nécessaires pour répondre aux nouvelles exigences environnementales.

Les nouvelles normes européennes en première ligne

Parmi les principaux facteurs identifiés, la future directive européenne sur le traitement des eaux usées occupe une place centrale.

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Cette réglementation, souvent désignée sous le nom de « Deru 2 », prévoit notamment un renforcement des obligations relatives à l’élimination des micropolluants avant le rejet des eaux dans l’environnement. Les États membres devront intégrer ces nouvelles règles dans leur législation nationale avant l’été 2027.

Pour les collectivités, ces adaptations nécessiteront des investissements importants dans les stations d’épuration et les réseaux de traitement afin de garantir le respect des nouvelles normes.

Une hausse progressive des tarifs envisagée

Face à ces besoins financiers croissants, l’augmentation du prix de l’eau apparaît comme l’un des principaux leviers à la disposition des collectivités locales.

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L’étude estime que le maintien des infrastructures dans un état satisfaisant nécessiterait une progression annuelle des tarifs comprise entre 3,5 % et 6 % pour l’eau potable et entre 3,5 % et 4 % pour l’assainissement jusqu’en 2040.

Les auteurs du rapport soulignent toutefois que la facture d’eau représente actuellement une part relativement limitée du budget des ménages français. En moyenne, elle correspond à environ 1 % des dépenses des foyers, un niveau inférieur à celui consacré à certains autres services du quotidien.

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