Plus de six mois après une disparition qui avait profondément marqué l’opinion publique, les autorités grecques ont obtenu une confirmation attendue. Les analyses ADN réalisées sur des ossements découverts sur l’île de Sikinos ont permis d’identifier officiellement Françoise Boutteaux, une Française de 73 ans portée disparue depuis juin 2024 lors d’une randonnée sous une chaleur particulièrement intense.
Des ossements identifiés grâce aux analyses ADN

Les investigations menées en Grèce ont permis d’apporter une réponse à l’une des nombreuses questions entourant cette affaire. Les analyses génétiques ont confirmé que les ossements retrouvés en décembre 2024 sur l’île de Sikinos appartenaient bien à Françoise Boutteaux, une retraitée française originaire de Reims.
La découverte avait été effectuée plusieurs mois après sa disparition par des chasseurs qui parcouraient cette île des Cyclades. À la suite de cette trouvaille, les autorités avaient repris les investigations afin de déterminer l’identité des restes humains retrouvés.
Les résultats des expertises viennent désormais établir avec certitude qu’il s’agit bien de la septuagénaire disparue depuis l’été 2024.
Une randonnée qui avait tourné au mystère

Le 12 juin 2024, Françoise Boutteaux avait entrepris une randonnée matinale en compagnie de Marie-Pierre Arfel, une autre ressortissante française âgée de 63 ans.
Les deux femmes s’étaient rencontrées sur place durant leur séjour en Grèce et avaient décidé de partir explorer l’île à pied dès les premières heures de la journée.
Le dernier échange connu avec Françoise Boutteaux remonte à cette même date. Elle avait alors contacté l’hôtel où elle séjournait pour signaler une chute au cours de sa randonnée. Toutefois, elle n’avait pas été en mesure de communiquer sa position exacte.
Après cet appel, plus aucun contact n’avait été établi avec les deux randonneuses.
Des recherches importantes restées sans résultat

À la suite de leur disparition, les autorités grecques avaient engagé d’importantes opérations de recherche pour tenter de retrouver les deux Françaises.
Malgré la mobilisation de nombreux moyens sur le terrain, les recherches n’avaient permis ni de localiser les randonneuses ni de déterminer ce qui leur était arrivé.
Faute d’éléments nouveaux, les opérations avaient finalement été suspendues. L’enquête n’a cependant jamais été totalement abandonnée et a connu un nouveau tournant après la découverte des ossements en décembre.
Cette avancée apporte aujourd’hui une première certitude dans un dossier qui demeure encore largement entouré d’interrogations.
Le sort de la seconde randonneuse reste inconnu

Si l’identité de Françoise Boutteaux est désormais établie, de nombreuses zones d’ombre subsistent concernant les circonstances exactes du drame ainsi que le devenir de Marie-Pierre Arfel.
Au moment de leur disparition, les deux femmes évoluaient dans un secteur réputé difficile d’accès, caractérisé par un relief escarpé et des températures particulièrement élevées. Selon les informations disponibles, la chaleur dépassait alors les 42 °C sur l’île.
Les enquêteurs poursuivent leurs investigations afin de comprendre ce qui s’est produit lors de cette randonnée et de retrouver d’éventuels indices concernant la seconde Française, qui demeure introuvable à ce jour.
En attendant de nouvelles avancées, l’enquête reste ouverte et aucune hypothèse n’est pour l’instant définitivement écartée par les autorités chargées du dossier.


