À gauche, le climat est plus structuré. Les forces progressistes se sont unies derrière Laurent Lanquar-Castiel, tête de liste du « Printemps mentonnais », une appellation qui évoque clairement le Printemps marseillais porté par Benoît Payan. Un contraste frappant avec une droite locale divisée, fragilisée par les rivalités et les polémiques.
Le tatouage qui relance la controverse
Mais depuis quelques jours, ce n’est plus seulement la stratégie politique de Louis Sarkozy qui fait débat. Une photo de son avant-bras, largement relayée sur les réseaux sociaux, a déclenché une vive polémique. On y distingue un tatouage représentant un faisceau des licteurs. Sur X, Cécile Alduy, professeure à l’université Stanford, a dénoncé un symbole qu’elle relie explicitement au fascisme italien de Benito Mussolini.
Pour éclairer la controverse, Soazick Kerneis, professeure d’histoire du droit à l’université Paris-Nanterre, a rappelé l’origine du faisceau. Composé de verges liées et d’une hache, il symbolisait dans la Rome antique l’imperium, c’est-à-dire le pouvoir absolu de vie et de mort des magistrats. Introduit par les Étrusques, ce signe annonçait l’autorité lorsque les licteurs précédaient les détenteurs du pouvoir.
Sous la Révolution française, le faisceau est brièvement réinterprété comme un symbole de souveraineté populaire. Mais cette lecture diffère radicalement de celle du fascisme, qui réactive la version la plus autoritaire du symbole. Selon Soazick Kerneis, le tatouage de Louis Sarkozy représenterait une hache simple, historiquement associée à la décapitation. Un choix iconographique qu’elle juge “très inquiétant”, estimant qu’il renvoie à une revendication de pouvoir absolu, indépendamment de la période historique invoquée.
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