«Ne pas faire perdre 18 mois au pays» : François Fillon invite à Emmanuel Macron à démissionner

Posted 19 décembre 2025 by: Admin #Actualité

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Huit ans après l’élection d’Emmanuel Macron, la critique se fait plus frontale au sein de la droite. Dans une prise de parole rare, François Fillon livre une analyse sévère de la situation économique et institutionnelle du pays. L’ancien Premier ministre va jusqu’à appeler le chef de l’État à quitter ses fonctions.

François Fillon n’a pas mâché ses mots. Dans un entretien accordé au Figaro, l’ancien Premier ministre a dressé un réquisitoire particulièrement dur contre Emmanuel Macron, ciblant avant tout son bilan économique. Selon lui, le président aurait mené campagne, en 2017, contre des réformes pourtant indispensables pour redresser les finances publiques, préférant ignorer des solutions qu’il jugeait alors nécessaires à la stabilité budgétaire du pays.

Huit ans après la présidentielle, François Fillon dit mesurer l’ampleur de ce qu’il considère comme un échec. Il affirme ne jamais avoir imaginé une dégradation aussi rapide de la situation financière, évoquant un chiffre choc : près d’un milliard d’euros de dette supplémentaire par jour ouvrable. Une trajectoire qu’il attribue directement aux choix politiques et économiques du chef de l’État.

L’appel à une démission pour sortir de l’impasse

Au-delà du constat économique, l’ancien chef du gouvernement pointe un blocage institutionnel durable. Faute de majorité claire pour faire adopter les réformes, François Fillon estime que le pays s’enlise. Il appelle Emmanuel Macron à ne pas prolonger une situation qu’il juge paralysante, allant jusqu’à déclarer que, s’il était à sa place, il tirerait les conséquences de l’état du pays en présentant sa démission.

Cette prise de position n’est pas isolée. Plusieurs figures de la droite appellent désormais ouvertement au départ du président, parmi lesquelles le maire de Cannes David Lisnard, le maire de Meaux Jean-François Copé ou encore le président de la région Normandie Hervé Morin. Une convergence de critiques qui témoigne d’un durcissement du ton à droite face à l’exécutif.

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Le RN replacé dans l’arc républicain

Lors de cet entretien, François Fillon a également surpris en réévaluant son regard sur le paysage politique. Il considère désormais le Rassemblement national comme appartenant à l’arc républicain, une évolution notable pour celui qui avait appelé à voter Emmanuel Macron au second tour de la présidentielle de 2017. Une distinction assumée, qu’il oppose clairement à La France insoumise.

L’ancien Premier ministre trace une frontière nette entre les deux forces politiques. Il estime que LFI porte un projet révolutionnaire assumé, incompatible selon lui avec les institutions actuelles, là où il juge le RN inscrit dans un cadre républicain, malgré les divergences idéologiques. Une lecture qui illustre l’évolution du débat politique et des alliances potentielles à droite.

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