« On va droit dans le mur… » Rachida Dati cash sur le halal en France, elle vide son sac
Posted 26 janvier 2026 by: Admin
L’annonce est passée presque inaperçue, mais elle relance un débat ancien. Depuis le 21 janvier 2026, une vingtaine de restaurants KFC en France proposent des menus certifiés halal.

Une décision commerciale qui, une fois de plus, se retrouve mêlée à des discussions politiques bien plus larges. La chaîne de restauration rapide explique simplement vouloir « satisfaire une demande croissante d’une partie des consommateurs ». Dans une vingtaine d’établissements, la viande servie est désormais conforme aux rites musulmans. Une évolution présentée comme pragmatique, sans intention idéologique affichée, mais qui suscite immédiatement interrogations et commentaires.
Un sujet ancien dans le débat public français
Les questions liées aux abattages rituels, qu’ils soient juifs ou musulmans, traversent depuis longtemps la sphère politique. Elles refont régulièrement surface lors des campagnes électorales ou des débats sur la laïcité. Ce choix de KFC ravive ainsi une polémique bien connue, qui dépasse largement le cadre de la restauration.
Rachida Dati et son refus de « faire campagne sur le halal »

En 2014 déjà, Rachida Dati exprimait son agacement face à la place prise par ces sujets dans le débat public. Elle déclarait refuser de mener une campagne centrée sur « la burqa ou le halal », estimant que cette focalisation détournait l’attention des véritables priorités. Elle appelait à parler d’école, d’emploi et d’autorité plutôt que d’interdits, rejoignant en cela la position défendue à l’époque par Alain Juppé.
« Un non-sujet qui divise les Français »
Pour l’actuelle ministre de la Culture, ces débats alimentent inutilement les tensions. Elle dénonçait déjà, il y a plus de dix ans, ce qu’elle qualifiait de « non-sujet » susceptible de fracturer la société française. Selon elle, les enjeux majeurs résident ailleurs, notamment dans le chômage et la sécurité, bien loin des polémiques autour des pratiques alimentaires.
La question des repas de substitution dans les cantines

Rachida Dati avait également réagi aux discussions sur les repas de substitution proposés dans les cantines scolaires. Elle rappelait que ces alternatives ne relevaient pas de menus religieux, mais de solutions simples pour respecter certaines habitudes familiales. Elle estimait qu’il fallait « arrêter de fantasmer » autour de ces pratiques, qu’elle jugeait pragmatiques plutôt qu’idéologiques.
Une décision commerciale qui devient politique
La mise en place de menus halal par KFC s’inscrit officiellement dans une logique de marché. Pourtant, dans le contexte français, ce type d’initiative dépasse rapidement la seule dimension commerciale pour s’insérer dans un débat de société plus large, où se croisent laïcité, consommation et vivre-ensemble.







