Ce n’est pas la première incursion de l’animateur dans le champ citoyen. Il avait déjà lancé, il y a une dizaine d’années, un projet similaire baptisé le Dard, acronyme de « Droit au respect et à la dignité ». « Ça suffit » s’inscrit dans cette même lignée.
Patrick Sébastien a tenu à préciser les limites de son engagement: il ne souhaite ni créer son propre parti, ni se présenter lui-même à l’élection présidentielle. Son ambition déclarée est de représenter le peuple en utilisant sa notoriété, sans briguer de mandat.
Un engagement citoyen qui remonte à une dizaine d’années
Patrick Sébastien n’en est pas à son premier engagement citoyen: il avait lancé il y a environ dix ans le Dard, acronyme de « Droit au respect et à la dignité », déjà conçu comme un espace d’expression populaire hors des partis traditionnels. Son nouveau mouvement « Ça suffit » s’inscrit dans cette continuité, avec pour horizon l’élection présidentielle de 2027.
Des messages échangés avec Macron, une impopularité jugée « justifiée »
Interrogé sur ses relations avec le chef de l’État, Patrick Sébastien a confirmé des contacts directs: « Je le connais, on s’est envoyé des messages ». Il n’a pas précisé la nature ni la teneur de ces échanges.
Pour autant, l’animateur ne ménage pas le président. Il estime que « l’impopularité de Macron est justifiée, même si ce n’est pas le seul responsable de la situation » économique et sociale du pays. Il pointe des incompréhensions profondes sur la justice, l’insécurité et les choix européens.
Il illustre cette colère par des exemples concrets: « Quand un agriculteur voit arriver le Mercosur, il en veut à Macron, à l’Europe », dit-il, avant d’évoquer la question des migrants logés à l’hôtel, qu’il présente comme un facteur d’exaspération pour des Français en difficulté financière.
Élites contre peuple: « Jaurès doit se retourner dans sa tombe »
Patrick Sébastien s’est aussi exprimé sur ce qu’il perçoit comme un fossé grandissant entre les élites politiques et une partie de la population souvent désignée comme « la France d’en bas ». Il y voit l’héritage d’un glissement idéologique: « Il y a une prise de pouvoir d’une certaine gauche issue de 68. À l’époque, il était interdit d’interdire. Aujourd’hui, les mêmes veulent tout interdire quand ça ne leur plaît pas. »
Pour souligner ce qu’il ressent comme une trahison des valeurs populaires, il invoque la figure de Jean Jaurès: « Jaurès doit se retourner dans sa tombe », a-t-il déclaré.
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