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8 novembre 2026
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Pillages à Marseille: écroué après avoir tenté de revendre des bijoux

Il y retourne une seconde fois. Entre les deux visites, le professionnel a eu le temps de contrôler le numéro de série du bijou. Celui-ci avait été déclaré volé lors du casse d’une boutique Frojo.

Le bijoutier a alors alerté les services de police. Le 4 novembre, une patrouille a interpellé le jeune homme, soupçonné d’une série de vols commis à Marseille trois semaines plus tôt, lors des pillages du 17 octobre. Le collier n’était pas le seul objet concerné: il avait tenté de revendre ces bijoux parmi de nombreux autres objets.

Son frère, qui l’accompagnait, ne sera finalement pas poursuivi.

Comparution immédiate: « J’ai agi par pulsion », lance le prévenu

Le vendredi 6 novembre, à l’issue de sa garde à vue, Sofian est présenté au tribunal correctionnel de Marseille dans le box des comparutions immédiates. Tremblant, selon le récit d’audience, il glisse: « J’ai agi par pulsion ».

Son casier judiciaire comporte déjà plusieurs condamnations pour des faits liés aux stupéfiants, des violences et des menaces de mort. À la veille d’une nouvelle journée de mobilisation, il demande un délai pour préparer sa défense.

Ce choix l’expose à un risque: attendre son procès, dans un délai de quatre à dix semaines, en détention provisoire.

Un CDI à un peu plus d’un millier d’euros, mais une détention requise

Le prévenu occupe un emploi. Il est commis dans une dark kitchen, en CDI, pour à peine plus d’un millier d’euros par mois. La moitié de cette somme part en loyer dans une colocation du 3e arrondissement.

Cela n’a pas suffi à écarter les réquisitions du parquet, favorable à un placement en détention provisoire. Le ministère public a relevé « des garanties trop faibles de représentation », un précédent d’évasion en semi-liberté et un suivi médico-psychologique en dents de scie.

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