Chaque année, une publication indépendante attire l’attention sur certains traitements dont l’usage mérite d’être réévalué.

En 2025, plusieurs médicaments très répandus ont été pointés du doigt, en raison d’un rapport bénéfices-risques jugé défavorable. Une analyse fondée sur des données scientifiques qui interpelle patients et professionnels de santé.
La revue indépendante Prescrire publie régulièrement un inventaire des médicaments à éviter. Cette sélection repose sur une évaluation approfondie des études cliniques et des données de pharmacovigilance, visant à identifier les traitements dont les risques dépassent les bénéfices attendus.

En 2025, plus d’une centaine de médicaments figurent dans cette liste. Parmi eux, certains produits largement utilisés au quotidien continuent d’être prescrits ou consommés. L’objectif de cette publication n’est pas d’interdire ces traitements, mais d’encourager des choix thérapeutiques plus sûrs et mieux adaptés.
Le diclofénac sous surveillance pour ses risques cardiovasculaires
Le diclofénac, présent notamment dans le Voltarène, appartient à la famille des anti-inflammatoires non stéroïdiens. Il est couramment utilisé pour soulager les douleurs musculaires et articulaires.
Cependant, plusieurs études ont mis en évidence un risque accru d’effets cardiovasculaires, notamment des infarctus et des troubles thrombotiques. Selon les experts, d’autres molécules offrent une efficacité comparable avec un profil de sécurité plus favorable. Dans ce contexte, son utilisation en première intention est désormais remise en question.
La diosmectite, un traitement remis en cause

La diosmectite, commercialisée notamment sous le nom de Smecta, est fréquemment utilisée pour traiter les épisodes de diarrhée. Son action repose sur la protection mécanique de la muqueuse digestive.
Toutefois, des analyses ont révélé la présence possible de traces de plomb dans cette substance naturelle, un élément reconnu pour ses effets toxiques sur l’organisme. Par ailleurs, son efficacité reste discutée, notamment face à des mesures simples comme l’hydratation. Ces éléments conduisent à relativiser l’intérêt de ce traitement dans de nombreuses situations.
L’alpha-amylase, une efficacité jugée insuffisante



