Suivez-nous
18 juin 2026

Pourquoi le sirop de menthe est particulièrement mauvais pour la santé (plus que les autres sirops)

Publicité

Avec l’arrivée des fortes chaleurs, les sirops connaissent chaque année un regain de popularité auprès des consommateurs.

Publicité

Appréciées pour leur goût rafraîchissant et leur large palette de saveurs, ces boissons occupent une place importante dans les habitudes estivales. Pourtant, derrière certaines recettes très répandues se cachent des ingrédients qui suscitent des interrogations croissantes chez les spécialistes de l’alimentation et de la santé.

Chaque été, les sirops figurent parmi les boissons les plus consommées dans les foyers français. L’année 2025 a confirmé cette tendance avec des ventes particulièrement élevées, favorisées par des températures exceptionnellement chaudes. Les données du secteur montrent que plusieurs centaines de millions de verres ont été préparés à partir de sirops vendus en grande distribution.

Publicité

Parmi les parfums les plus appréciés, la grenadine, le citron et la menthe dominent largement les rayons. Les ventes de ces références ont poursuivi leur progression, confirmant leur statut de produits incontournables pendant la période estivale. Toutefois, alors que ces saveurs semblent familières et rassurantes aux consommateurs, l’une d’entre elles fait aujourd’hui l’objet d’une attention particulière de la part des spécialistes de la nutrition.

Le sirop de menthe et la question du colorant E133

Le sirop de menthe est immédiatement identifiable grâce à sa couleur verte particulièrement vive. Cette teinte est devenue au fil des années un repère visuel fort pour les consommateurs, qui associent naturellement la menthe à cette coloration.

Pourtant, contrairement à une idée largement répandue, l’extraction de l’arôme de menthe ne permet pas de conserver la couleur de la plante. Le liquide obtenu est naturellement transparent. Afin de maintenir l’apparence attendue par le public, de nombreux fabricants ajoutent donc un colorant artificiel connu sous le nom de bleu brillant FCF, répertorié sous le code E133.

Publicité

Cet additif fait régulièrement l’objet de discussions dans le monde scientifique. Certaines recherches évoquent un impact potentiel sur le fonctionnement cellulaire, tandis que plusieurs organismes soulignent également des interrogations concernant certaines formes du produit pouvant contenir des traces d’aluminium. L’E133 figure par ailleurs parmi les colorants régulièrement associés à des préoccupations concernant l’hyperactivité et les troubles de l’attention chez les enfants, même si les autorités sanitaires autorisent toujours son utilisation dans les limites réglementaires en vigueur.

Un ingrédient jugé dispensable dans de nombreuses recettes

La présence du colorant E133 soulève d’autant plus de questions que son rôle est essentiellement esthétique. Il n’apporte ni saveur supplémentaire ni qualité nutritionnelle au produit final. Sa seule fonction consiste à reproduire la couleur verte traditionnellement associée à la menthe.

Selon plusieurs analyses du marché, une majorité des sirops de menthe commercialisés contiennent encore cet additif. Pourtant, certaines marques proposent déjà des versions transparentes qui démontrent qu’il est techniquement possible de s’en passer. Les références biologiques suivent d’ailleurs cette logique puisque l’utilisation de ce colorant y est interdite.

Publicité

Cependant, ces alternatives restent souvent moins visibles dans les rayons et affichent généralement un prix plus élevé. Dans certains cas, les consommateurs doivent payer davantage pour acheter un produit contenant moins d’ingrédients, une situation régulièrement dénoncée par plusieurs associations et applications spécialisées dans l’évaluation des produits alimentaires.

La menthe n’est pas la seule saveur concernée par l’ajout de colorants artificiels. Certains sirops aux fruits exotiques ou aux mélanges de saveurs utilisent également d’autres additifs destinés à renforcer l’apparence visuelle des boissons. À l’inverse, certaines recettes tirent naturellement leur couleur des fruits qu’elles contiennent, limitant ainsi le recours aux colorants de synthèse.

Le sucre, un autre critère essentiel à surveiller

Au-delà des colorants, la composition en sucres constitue également un élément important dans le choix d’un sirop. Le sucre représente l’ingrédient principal de ces boissons concentrées, mais toutes les références ne sont pas élaborées de la même manière.

Publicité

Certaines marques privilégient le sucre traditionnel, tandis que d’autres utilisent du sirop de glucose-fructose, un ingrédient souvent employé pour réduire les coûts de fabrication. Ce composé possède un pouvoir sucrant élevé et se retrouve fréquemment dans les produits alimentaires industriels.

Les spécialistes de la nutrition rappellent que la consommation excessive de fructose peut favoriser différents déséquilibres métaboliques lorsqu’elle devient régulière et importante. Une alimentation trop riche en ce type de sucre est notamment associée à une augmentation du risque de surpoids, à des perturbations du métabolisme des lipides ainsi qu’à une élévation de certains facteurs de risque cardiovasculaire.

Les sirops les moins chers sont généralement ceux qui recourent le plus à cette formulation. Pour les consommateurs soucieux de la composition des produits, la lecture attentive des étiquettes reste donc essentielle afin d’identifier la présence éventuelle de colorants artificiels ou de sirop de glucose-fructose.

Publicité
Partager sur Facebook