« Il n’est pas candidat, il tape sur le PS, et il nous vole du temps de parole. Vous pouvez le croire, ça? », a-t-elle lancé au Nouvel Obs. Une sortie qui résume l’état d’esprit de l’ancienne ministre: « Si je ne me fais pas respecter, je me fais marcher dessus. »
Une primaire à gauche en vue de 2027
Ségolène Royal, ancienne candidate à la présidentielle de 2007, se positionne pour la primaire de la gauche en vue de l’élection présidentielle de 2027. Plusieurs figures du camp socialiste et progressiste sont également évoquées comme concurrents potentiels, dont François Hollande, Bernard Cazeneuve et Raphaël Glucksmann. Aucun de ces candidats n’a officiellement déclaré sa candidature selon les éléments disponibles.
Hollande et Cazeneuve qualifiés de « pathétiques »
Royal ne s’arrête pas à la procédure réglementaire. Dans le même portrait, elle porte un jugement sévère sur deux figures de l’ex-gauche gouvernementale. « Ils sont pathétiques. Ils préparent l’alliance avec le centre en espérant secrètement être devant. Ils se plantent », dit-elle en visant explicitement François Hollande et Bernard Cazeneuve.
Elle leur reproche une stratégie qu’elle juge perdante: « Les gens ne reprendront jamais la gauche compromise avec le macronisme. » Un positionnement qui dessine clairement la ligne de fracture qu’elle entend incarner dans cette primaire.
Glucksmann épargné par la procédure, pas par les mots
Raphaël Glucksmann n’échappe pas non plus aux critiques. Royal estime qu’il ne vient « pas de la gauche » et juge qu’il est « déjà en burn-out ». Des formules qui révèlent l’étendue de ses réserves sur le chef de file du Parti socialiste européen.
Ces attaques multiples sur un seul portrait tracent le périmètre de sa stratégie: se distinguer de tous ses concurrents potentiels, qu’ils viennent de l’aile sociale-démocrate ou du centre-gauche.
Sur BFMTV, Royal se compare à « une sportive de haut niveau »
La veille de la publication du portrait, le 20 septembre, Ségolène Royal était l’invitée du Grand Oral sur BFMTV. Interrogée sur ce qu’elle ferait si elle remportait la primaire socialiste, elle a répondu sans détour: « Je n’ai rien à demander du tout, moi. »
Refusant de se projeter trop vite, elle a comparé son approche à celle d’une compétitrice: « Je suis dans mon couloir comme une sportive de haut niveau. » Sur le fond, elle a esquissé ses priorités: comprendre la France, investir dans la lutte contre le réchauffement climatique, développer une « grande puissance industrielle » et permettre aux jeunes d’« être heureux ».
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