Les avocats de Gregory Lenoci contestent cette analyse. Selon eux, leur client n’aurait pas agi à la suite d’un plan préparé, mais dans un contexte émotionnel exceptionnel.
La défense affirme que Gregory Lenoci était persuadé que son beau-fils de six ans avait été victime d’abus sexuels de la part de son voisin. Après avoir appris que celui-ci faisait l’objet d’un sursis probatoire, il aurait perdu tout contrôle de ses actes.
L’un de ses conseils estime que cette situation correspond à une contrainte irrésistible supprimant le libre arbitre, au sens des dispositions du code pénal belge. Sur cette base, il a demandé au tribunal de prononcer l’acquittement de son client.
La préméditation au cœur des débats

Le second avocat de Gregory Lenoci a également contesté la qualification retenue par le parquet. Selon lui, les expertises psychiatriques décrivent un homme impulsif, incompatible avec l’hypothèse d’un plan longuement préparé.

La défense souligne notamment que l’accusé a lui-même interrompu l’agression et appelé les secours, estimant que ce comportement ne correspond pas à celui d’une personne déterminée à mener son projet jusqu’à son terme.
Le tribunal correctionnel de Namur mettra son jugement en délibéré. La décision est attendue le 20 août prochain.
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