À compter du 1er juillet 2026, une évolution réglementaire modifiera les conditions d’accès à un avantage accordé aux particuliers employant une aide à domicile. Cette réforme, qui concerne plusieurs centaines de milliers de retraités, entraînera une hausse du coût de certains services à domicile pour une partie des bénéficiaires.
Une exonération désormais réservée aux plus de 80 ans

Jusqu’à présent, les particuliers employeurs âgés de 70 ans ou plus bénéficiaient automatiquement d’une exonération de certaines cotisations patronales lorsqu’ils employaient une aide à domicile.
À partir du 1er juillet 2026, cet avantage sera réservé aux personnes âgées de 80 ans et plus. Les retraités âgés de 70 à 79 ans ne pourront donc plus profiter automatiquement de cette exonération.
Selon les estimations de l’Urssaf, cette évolution devrait concerner près de 350 000 foyers. Initialement prévue pour entrer en vigueur le 1er janvier 2026, la mesure a finalement été reportée de six mois.
Une hausse du coût des services à domicile

Cette réforme s’inscrit dans une politique de réduction des dépenses publiques. Selon la Direction de la Sécurité sociale, elle devrait permettre de générer environ 100 millions d’euros d’économies.
Concrètement, les particuliers concernés devront désormais régler des cotisations patronales dont ils étaient auparavant exonérés, dans la limite de 65 heures de travail mensuelles.
Cette évolution entraînera une augmentation du coût des prestations d’aide à domicile, qu’il s’agisse d’assistance ménagère, d’accompagnement quotidien ou de petits travaux réalisés au domicile des retraités.
Un impact financier variable selon le nombre d’heures



