Suivez-nous
26 juin 2026

Retraite : dès le 1er juillet 2026, les Français de plus de 70 ans ne pourront plus bénéficier de cette aide financière

À compter du 1er juillet 2026, une évolution réglementaire modifiera les conditions d’accès à un avantage accordé aux particuliers employant une aide à domicile. Cette réforme, qui concerne plusieurs centaines de milliers de retraités, entraînera une hausse du coût de certains services à domicile pour une partie des bénéficiaires.

Publicité

Une exonération désormais réservée aux plus de 80 ans

Jusqu’à présent, les particuliers employeurs âgés de 70 ans ou plus bénéficiaient automatiquement d’une exonération de certaines cotisations patronales lorsqu’ils employaient une aide à domicile.

Publicité

À partir du 1er juillet 2026, cet avantage sera réservé aux personnes âgées de 80 ans et plus. Les retraités âgés de 70 à 79 ans ne pourront donc plus profiter automatiquement de cette exonération.

Selon les estimations de l’Urssaf, cette évolution devrait concerner près de 350 000 foyers. Initialement prévue pour entrer en vigueur le 1er janvier 2026, la mesure a finalement été reportée de six mois.

Une hausse du coût des services à domicile

Publicité

Cette réforme s’inscrit dans une politique de réduction des dépenses publiques. Selon la Direction de la Sécurité sociale, elle devrait permettre de générer environ 100 millions d’euros d’économies.

Concrètement, les particuliers concernés devront désormais régler des cotisations patronales dont ils étaient auparavant exonérés, dans la limite de 65 heures de travail mensuelles.

Cette évolution entraînera une augmentation du coût des prestations d’aide à domicile, qu’il s’agisse d’assistance ménagère, d’accompagnement quotidien ou de petits travaux réalisés au domicile des retraités.

Publicité

Un impact financier variable selon le nombre d’heures

D’après les estimations de la Fédération des particuliers employeurs de France (Fepem), le surcoût atteindrait environ 2,15 euros bruts par heure pour un salarié rémunéré au Smic, et pourrait dépasser 3 euros par heure pour des rémunérations supérieures.

Pour un particulier employant une aide à domicile pendant 20 heures par mois au Smic, la hausse représenterait environ 43 euros mensuels, soit un peu plus de 500 euros sur une année avant avantages fiscaux.

Publicité

Dans le cas d’un recours à 50 heures mensuelles, le coût supplémentaire pourrait dépasser 1 200 euros par an, ce qui pourrait conduire certains ménages à revoir leur budget consacré au maintien à domicile.

Des dispositifs d’aide restent accessibles

Malgré cette évolution, plusieurs mécanismes continuent de limiter le coût des services à la personne. Les dépenses engagées ouvrent toujours droit à un crédit d’impôt égal à 50 % des sommes versées, réduisant ainsi le montant réellement supporté par les particuliers.

Publicité

Après prise en compte de cet avantage fiscal, le surcoût annuel est estimé à environ 258 euros pour 20 heures d’aide par mois et à 645 euros pour 50 heures mensuelles.

Par ailleurs, certaines situations continuent de bénéficier de l’exonération. Les couples dont l’un des conjoints est âgé de plus de 80 ans peuvent notamment conserver cet avantage sous certaines conditions. D’autres bénéficiaires de moins de 80 ans peuvent également y prétendre lorsqu’ils relèvent de dispositifs spécifiques liés à la perte d’autonomie ou à des situations particulières reconnues par les organismes compétents.

Publicité
Publicité
Partager sur Facebook