D’après les estimations de la Fédération des particuliers employeurs de France (Fepem), le surcoût atteindrait environ 2,15 euros bruts par heure pour un salarié rémunéré au Smic, et pourrait dépasser 3 euros par heure pour des rémunérations supérieures.
Pour un particulier employant une aide à domicile pendant 20 heures par mois au Smic, la hausse représenterait environ 43 euros mensuels, soit un peu plus de 500 euros sur une année avant avantages fiscaux.
Dans le cas d’un recours à 50 heures mensuelles, le coût supplémentaire pourrait dépasser 1 200 euros par an, ce qui pourrait conduire certains ménages à revoir leur budget consacré au maintien à domicile.
Des dispositifs d’aide restent accessibles

Malgré cette évolution, plusieurs mécanismes continuent de limiter le coût des services à la personne. Les dépenses engagées ouvrent toujours droit à un crédit d’impôt égal à 50 % des sommes versées, réduisant ainsi le montant réellement supporté par les particuliers.
Après prise en compte de cet avantage fiscal, le surcoût annuel est estimé à environ 258 euros pour 20 heures d’aide par mois et à 645 euros pour 50 heures mensuelles.

Par ailleurs, certaines situations continuent de bénéficier de l’exonération. Les couples dont l’un des conjoints est âgé de plus de 80 ans peuvent notamment conserver cet avantage sous certaines conditions. D’autres bénéficiaires de moins de 80 ans peuvent également y prétendre lorsqu’ils relèvent de dispositifs spécifiques liés à la perte d’autonomie ou à des situations particulières reconnues par les organismes compétents.
Articles suggérés
Retraites: Retailleau propose 63 ans minimum et une décote de 7% par an
Bruno Retailleau a présenté pour la première fois son programme sur les retraites le 22 septembre sur LCI. Le candidat Les Républicains à la…

