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26 mai 2026

Salon de l’agriculture : “crevez la gueule ouverte”, la colère gronde autour d’Emmanuel Macron

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Le 62ᵉ Salon de l’Agriculture ouvre ses portes dans un climat particulier.

Rendez-vous incontournable du monde rural, l’événement attire chaque année un large public venu célébrer les savoir-faire français. Mais en 2026, derrière les stands et les produits du terroir, les préoccupations du secteur agricole occupent le devant de la scène.

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Ce samedi 21 février, le Salon de l’Agriculture s’installe à Paris avec une atmosphère inhabituelle. Les professionnels du secteur font face, depuis plusieurs années, à des difficultés économiques persistantes et à des incertitudes réglementaires. Les mobilisations récentes, notamment autour de l’accord de libre-échange UE-Mercosur, ont mis en lumière un malaise profond concernant les revenus et les perspectives d’avenir du monde agricole.

À ces enjeux s’ajoute une situation sanitaire particulière : pour la première fois, aucun bovin n’est présenté en raison d’une épidémie de dermatose nodulaire contagieuse. Les allées paraissent plus calmes, mais les discussions restent animées.

Un petit-déjeuner officiel sous tension

Présent pour l’inauguration, Emmanuel Macron devait participer à un petit-déjeuner avec des représentants du secteur. Toutefois, deux syndicats agricoles majeurs ont choisi de ne pas prendre part à la rencontre. Ce geste illustre des désaccords persistants entre certaines organisations professionnelles et les autorités publiques.

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Le dialogue entre l’exécutif et les agriculteurs demeure un sujet central, alors que ces derniers attendent des réponses concrètes sur la gestion des crises successives et la valorisation de leur travail.

Karine Duc exprime son mécontentement

Interrogée sur BFMTV, Karine Duc, co-présidente de la Coordination rurale, a tenu des propos particulièrement fermes à l’égard du chef de l’État. Elle a dénoncé ce qu’elle considère comme un manque d’attention portée aux difficultés du monde agricole.

Selon elle, la situation des exploitants est connue de tous, mais les mesures attendues tardent à produire des effets visibles. Elle a également souligné la difficulté, selon elle, d’échanger directement avec le président en raison du dispositif de sécurité mis en place autour de lui.

Un appel à une prise de conscience collective

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Dans ses déclarations, Karine Duc a appelé à une mobilisation accrue pour faire entendre la voix des agriculteurs. Elle estime que le secteur traverse une période déterminante et qu’il est essentiel que les pouvoirs publics prennent pleinement la mesure des enjeux.

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