En 2021, dans un entretien accordé à L’Équipe, Tony Yoka s’était montré particulièrement direct. Lassé des commentaires sur son niveau et sur le choix de ses adversaires, le poids lourd avait dénoncé l’ignorance supposée d’une partie du grand public français.
Pour lui, beaucoup jugent sans maîtriser les codes ni la complexité de la boxe professionnelle. Il visait notamment les critiques anonymes, souvent focalisées sur l’apparence physique plutôt que sur le palmarès ou la progression sportive.
Un contexte sportif tendu

Cette prise de parole intervenait dans un moment délicat. Le combat très attendu contre Martin Bakole, prévu en janvier 2022 à l’Accor Arena de Paris, avait été reporté en raison du retour des restrictions sanitaires limitant la jauge à 2.000 spectateurs.
Pour Yoka, cette annulation ne constituait pas seulement une déception personnelle. Elle affectait toute une équipe, préparée depuis des mois, des entraîneurs aux sparring-partners. Dans ce climat déjà tendu, les critiques redoublaient, alimentant sa frustration.
Champion olympique, cible numérique
Sacré champion olympique des super-lourds aux Jeux olympiques de Rio 2016, Tony Yoka avançait alors invaincu chez les professionnels et déjà classé dans le top 20 mondial. Pourtant, sa trajectoire restait scrutée avec scepticisme par une partie des observateurs.
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