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22 septembre 2026
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Smartphone au volant en Charente-Maritime: suspension du permis sans autre infraction

La réponse préfectorale est sans appel: une suspension du permis de conduire de trois mois peut être prononcée à l’encontre de tout conducteur pris en flagrant délit d’usage du téléphone, même en l’absence de toute autre infraction au code de la route. Une décision qui va au-delà du cadre habituel des sanctions nationales.

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Sept des 45 décès survenus sur les routes de Charente-Maritime en 2025 sont directement liés à l’utilisation du smartphone au volant, selon le préfet du département.

Ce que risque concrètement un conducteur qui téléphone au volant

En dehors de cette mesure préfectorale, le cadre légal national est déjà strict. En France, il est strictement interdit de téléphoner en conduisant, tout comme d’utiliser son smartphone de quelque manière que ce soit au volant. La sanction habituelle prévoit une amende de 135 € et un retrait de 3 points sur le permis de conduire.

En Charente-Maritime, s’y ajoute désormais la possibilité d’une suspension administrative du permis pendant trois mois, prononcée par le préfet. Cette sanction peut intervenir indépendamment de toute procédure judiciaire et sans qu’une autre infraction ait été relevée au même moment.

Une interdiction nationale, une sanction locale renforcée

L’usage du téléphone au volant est interdit sur l’ensemble du territoire français et passible d’une amende de 135 € et d’un retrait de 3 points. En Charente-Maritime, le préfet a choisi d’aller plus loin en activant son pouvoir de suspension administrative du permis, une faculté qui lui appartient en droit mais rarement utilisée à ce titre.

Réforme du permis de conduire: les séniors dans le viseur du gouvernement

La mesure préfectorale s’inscrit dans un contexte de durcissement plus large de la politique routière française. Un projet de loi présenté en mars 2025 envisage la fin du permis à vie et l’instauration d’un examen médical obligatoire tous les 15 ans pour l’ensemble des conducteurs.

À partir de 70 ans, ce contrôle deviendrait encore plus fréquent, avec un examen tous les 5 ans. L’objectif affiché est d’identifier les conducteurs âgés potentiellement dangereux sur la route.

Pourtant, les statistiques nuancent l’idée reçue selon laquelle les seniors seraient les plus à risque. Selon Cap Retraite, en 2023, les 75 ans représentent 5 % des présumés responsables d’accidents mortels, contre 37 % chez les 18-34 ans.

Carburant à près de 2 € le litre: les automobilistes sous pression financière

À ces contraintes réglementaires s’ajoute une pression économique croissante. Le 9 mars 2026, La Croix rapportait que les prix à la pompe avaient augmenté de 10 à 20 % en France en l’espace de quelques jours seulement.

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