Sur les réseaux sociaux, un effet particulier est mis en avant : l’impression d’un visage plus affiné, notamment au niveau du nez. En réalité, ce phénomène s’explique simplement par l’assèchement de la peau et la réduction de l’inflammation, ce qui peut temporairement modifier l’apparence. Toutefois, les spécialistes sont catégoriques : ce médicament n’a aucun effet sur la structure osseuse ou cartilagineuse.
Des risques sanitaires loin d’être anodins
L’utilisation de ce traitement en dehors d’un cadre médical strict n’est pas sans danger. L’ANSM alerte notamment sur des risques de troubles psychiatriques, incluant des symptômes dépressifs et des variations importantes de l’humeur, pouvant apparaître pendant ou après le traitement.
Les effets secondaires ne s’arrêtent pas là. Des atteintes cutanées, musculaires ou encore visuelles peuvent également survenir, nécessitant une surveillance médicale rigoureuse. Ces risques sont d’autant plus préoccupants lorsque le médicament est utilisé sans encadrement.
Un danger majeur pendant la grossesse

Parmi les risques identifiés, l’un des plus graves concerne les femmes enceintes. L’isotrétinoïne est strictement contre-indiquée pendant la grossesse en raison d’un risque élevé de malformations fœtales, pouvant entraîner des conséquences irréversibles.
C’est pourquoi un protocole strict est habituellement imposé. Une contraception efficace doit être mise en place avant le début du traitement et maintenue pendant toute sa durée ainsi qu’après son arrêt, afin d’éviter toute exposition du fœtus.
Un traitement strictement encadré par les médecins
Malgré ses dangers potentiels, ce médicament conserve une place importante dans la prise en charge de l’acné sévère. Son utilisation est toutefois strictement encadrée et ne peut être initiée que par un dermatologue, après avoir vérifié l’échec des traitements plus classiques.
Le suivi ne s’arrête pas à la prescription initiale. Des contrôles réguliers, notamment sanguins, sont indispensables pour surveiller l’impact du traitement sur l’organisme, en particulier sur le foie. Les médecins généralistes peuvent ensuite assurer le renouvellement, mais toujours dans ce cadre strict.
La popularité croissante de ce médicament sur les réseaux sociaux inquiète les autorités sanitaires. L’ANSM rappelle que détourner un traitement médical pour des raisons esthétiques expose à des risques disproportionnés, surtout lorsqu’il est utilisé sans supervision.
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